Mugello, Zarco (4e) : « Un peu court en énergie pour le podium »



Passé à une demi-seconde du podium, Johann Zarco repart néanmoins satisfait du Grand Prix d’Italie. Il obtient le meilleur résultat de sa carrière en MotoGP au Mugello, et retrouve la deuxième place du championnat.

Francesco Bagnaia tombé au deuxième tour, Jack Miller plus en retrait : à domicile, Ducati a dû compter sur Johann Zarco pour faire le spectacle devant. La firme de Borgo Panigale espérait repartir du Mugello avec un podium, et le Français a longtemps lutté pour. Il termine finalement à son pied, quatrième, mais pas mécontent pour autant.

Ses chances ont pourtant failli être ruinées alors que la course n’avait pas encore débuté. « Bastianini m’est rentré dedans avant même le départ. À la sortie du dernier virage on est tous en train d’accélérer/freiner pour garder les pneus en température et être prêts pour le départ », expliquait-il sur Canal+ à l’arrivée. Surpris par un freinage du tricolore, Enea Bastianini a percuté l’arrière de sa Ducati. « L’important est qu’il ne se soit pas fait mal, mais j’ai cru que ma moto allait être foutue. J’ai regardé ma selle, j’ai vu que ça pouvait aller et j’ai pris le départ comme ça. »

« Le départ n’était pas terrible mais j’ai pu tenir ma position », poursuit celui qui s’élançait troisième. Immédiatement présent dans le groupe de tête, Johann Zarco est passé second au deuxième tour, quand Francesco Bagnaia a chuté. Il comptait alors sur la puissance de sa Ducati pour prendre le meilleur sur Fabio Quartararo. « La stratégie était de doubler Fabio en ligne droite et de le garder derrière. »

Seulement, son compatriote français a trouvé la parade, comme il l’avait déjà fait à Losail le 2 avril. «Il s’est bien battu pour à chaque fois me doubler de plus en plus tôt (sur le circuit) et avoir assez de distance pour que je ne puisse plus le doubler (en ligne droite). Il l’a très bien fait, un peu comme au Qatar. J’étais bien mais je voyais qu’il me manquait quelque chose sur la moto, elle bougeait beaucoup et ça m’a coûté beaucoup d’énergie. »

« J’aurais peut-être pu tenir Fabio en prenant d’autres risques sur l’avant, mais au risque de chuter, et c’est un feeling que je n’ai pas encore », explique-t-il. Plutôt que de tout perdre à trop en vouloir, mieux valait assurer le coup. Fabio Quartararo s’en est allé devant, lui a tenu sa deuxième place devant Miguel Oliveira.

Le Portugais a finalement trouvé l’ouverture, puis Joan Mir est arrivé pour le destituer du podium. « Et là il me manquait beaucoup d’énergie, admet-il. J’ai su faire un effort à trois tours de la fin, mais dès que j’ai voulu reprendre un peu d’air ils sont repartis. J’aurais aimé jouer le podium mais j’étais un peu court en énergie. »

Échouer à une demi-seconde du podium ? Pas une déception, assure-t-il. « Le Mugello est un circuit où j’ai souvent eu des difficultés en MotoGP. C’est pour ça que d’être proche du podium et terminer quatrième, c’est quand même une belle satisfaction. » Avant cela, son meilleur résultat dans la catégorie là-bas était une septième position.

Cette quatrième place lui permet surtout de reprendre le deuxième rang du classement général, devant Francesco Bagnaia. Meilleur pilote Ducati du jour, il l’est aussi au championnat. « Deuxième au championnat c’est très bien. En montant sur le podium on prend de suite beaucoup de points, comme Fabio qui en a pris 25. Mais moi, dans la difficulté, je suis plutôt heureux de ces 13 points. »

Championnat MotoGP après le Mugello : 1. Quartararo 105 pts, 2. Zarco 81 (-24), 3. Bagnaia 79 (-26)… Classement complet ici

Zarco-Pramac, le rêve commun fait la force

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[…] « Court en énergie » dans les derniers tours du Grand Prix d’Italie, il s’attend à plus de facilités sur ce plan-là à Barcelone. « C’est un circuit plus facile parce qu’on n’a pas besoin de pousser comme au Mugello pour faire fonctionner la moto. On peut économiser de l’énergie et je pense pense avoir plus de rythme en course. » La suite reste à écrire. Samedi à partir de 9h55 pour la troisième séance d’essais libres. […]