Nakagami complimente l’esprit d’équipe de Crutchlow



Takaaki Nakagami découvrait la catégorie MotoGP en 2018. Le Japonais avait tout à découvrir, et il l’a fait en compagnie de son coéquipier chez LCR, le charismatique britannique Cal Crutchlow.

Un Crutchlow qui n’a pas la langue dans sa poche, dont les prises de position énervent parfois… mais que l’on sait homme sympathique et sincère – ce qui n’est pas rien ici. Un bonheur pour Nakagami, qui affirme avoir reçu tous les conseils demandés auprès de Cal.

« C’est le meilleur ! C’est comme mon prof’ de pilotage, se réjouit-il dans Motosprint. Aux essais comme pendant la saison, si je lui pose des questions sur la piste ou les réglages, il me dit toujours tout. Il n’y a pas de secrets entre nous. Nous avons des expériences et des capacités différentes, mais également un âge différent. Il a plus de 30 ans, pour moi c’est presque comme un grand frère. J’aime sa personnalité, je suis heureux de partager le box avec lui. »

Une atmosphère également rendue agréable par l’attention de son team-manager, Lucio Cecchinello, et de tout le personnel. Le Japonais les juge « très professionnels, toujours disponibles. Lucio est toujours aux côtés de tout le monde, prêt à résoudre les problèmes, à améliorer les résultats ». Heureux dans cette équipe, Nakagami glisse qu’il aimerait « y rester quelques années ».

Mais son maintien en catégorie reine sera conditionné par ses résultats en piste. Car en dépit de cette aide, Nakagami a eu du mal à trouver sa place dans le peloton MotoGP en 2018 – 33 points marqués et une 20e place au classement du championnat. Des premiers pas délicats et un cap à franchir l’année prochaine, où il utilisera le prototype 2018 de Cal Crutchlow – une machine d’usine, mais vieille d’un an.

À ce sujet, Nakagami a surpris tout le monde en réalisant le meilleur temps des essais hivernaux de Jerez. Il faut cependant relativiser : il ne s’agissait que du deuxième test, et le Japonais disposait d’une moto qu’il connaissait – les versions 2017 et 2018 sont similaires. À l’inverse, ses adversaires cherchaient eux à développer leurs prototypes de 2019.

« Le châssis était déjà en place, il n’a donc pas été difficile de s’adapter. Le moteur a permis de gagner du temps au tour. Il était facile d’affiner les réglages, notamment l’électronique, donc sur la fin nous avons décidé de faire du chrono », raconte le pilote Honda. Il n’empêche, se retrouver au sommet de la feuille des temps est toujours positif.

Il débutera 2019 sur une Honda performante et au point. Une chance à saisir ? Oui, assume-t-il : « J’aurai des opportunités en début de saison, car les motos de 2019 seront en développement, alors que je roulerai sur une moto déjà parfaitement développée. J’aurai donc l’occasion de me battre avec les meilleurs. J’aurai des chances au Qatar, en Argentine et au Texas. Également à Jerez, mon circuit préféré. À partir de la mi-saison, leurs motos commenceront à avoir de meilleures performances, et pour moi ce sera plus compliqué. »

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

2
Poster un Commentaire

2 Fils de commentaires
0 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
2 Auteurs du commentaire
  S’abonner  
le plus récent le plus ancien le plus populaire
Notifier de
Roger Vicat

Quel gentleman ce Crutchlow ..

46QDO

Attention à Crutch et sa langue « piccante » quand cela ne va pas comme il le veut !! remembrer Crutch/Dovi Tech3 ou Ducati…mais Crutch top pilote quand même !