Pas de MotoGP 2020 ? « Nous serions des idiots si nous n’y pensions pas »



« Le scénario le plus optimiste serait de commencer à rouler à Brno et en Autriche en août. » Carmelo Ezpeleta (Dorna).

Nul ne sait quand débutera la saison 2020 de MotoGP. La tenue du championnat est conditionnée par la situation sanitaire mondiale, en lien avec l’épidémie de coronavirus. Tant que les choses n’iront pas mieux en termes de santé, les compétitions sportives seront difficiles à envisager. « La première chose à faire est en finir avec ça, que nous soyons tous en bonne santé, rappelle le patron de la Dorna, Carmelo Ezpeleta, sur Onda Cero. Ensuite, faire le calendrier et voir quand nous pourrons bouger, voyager où nous devons rouler. »

Les restrictions de voyage et les interdictions des rassemblements de masse étant parties pour durer, les organisateurs tablent déjà sur des Grands Prix sans spectateurs. Des événements à huis clos qui suivraient un protocole bien précis, avec le moins de personnes possible dans le paddock et des milliers de tests au coronavirus effectués.

Pour l’heure, la saison est censée s’ouvrir le 21 juin au Sachsenring, théâtre du Grand Prix d’Allemagne. Mais le report de l’épreuve est presque indubitable – la Dorna parlera avec les organisateurs le 27 avril. La course d’Assen, une semaine plus tard, est également menacée. Tout comme celle de Finlande (12 juillet), aussi mise en danger par la non-homologation du circuit.

Alors, à quand le coup d’envoi ? « Le scénario le plus optimiste serait de commencer à rouler à Brno et en Autriche, en août », indique Carmelo Ezpeleta. Le Grand Prix de République-Tchèque, à Brno, est censé avoir lieu le week-end du 9 août. Celui d’Autriche, à Spielberg, est prévu une semaine plus tard. Tel est le premier scénario évoqué par le chef de la Dorna.

Le second serait de reprendre les courses après l’été. « Ce serait faire entre 10 et 12 Grands Prix, en voyant les lois de chaque pays pour savoir si des événements avec ou sans public peuvent avoir lieu. Ce serait octobre, novembre et décembre. Pour l’instant nous ne considérons pas l’idée de faire moins de Grands Prix, mais ça pourrait mener à un championnat de 8 courses. »

Une troisième hypothèse est sur la table. « Le pire des scénarios serait novembre. Choisir 2 ou 3 circuits et tout faire là-bas. En plus, probablement sans public », s’inquiète-t-il.

Mais une autre possibilité, encore pire, existe : celle de ne pas disputer de championnat du tout en 2020. Les organisateurs y pensent. « Bien sûr que nous considérons ce qu’il se passerait si on finit par ne pas avoir de championnat. Nous serions des idiots si nous n’y pensions pas. Ce serait un coup économique très dur pour la Dorna, mais pour l’instant nous n’agissons pas par rapport à ce scénario. (…) Nous n’écartons rien, mais dans mon esprit, on en est à pouvoir faire des courses à partir du mois d’août. »

Les GP à huis clos se préparent (lettre de l’IRTA)

Informations concernant le coronavirus et les consignes sanitaires à respecter disponibles ici

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