Photos : Gresini sous toutes les couleurs



La structure italienne Gresini Racing vient de confirmer sa présence en MotoGP pour les saisons 2022 à 2026. Les couleurs qu’elle portera seront inédites, car l’équipe redeviendra indépendante après avoir accompagné l’usine Aprilia depuis 2015. L’occasion de vous présenter en quelques images les différents habillages des motos placées sous la houlette de Fausto Gresini en catégorie reine.

1997-1998, le premier essai. L’arrivée de Gresini Racing en championnat du monde se fait en 1997, en partenariat avec Honda. Quatrième du classement général en 1996, Alex Barros est le premier pilote à porter les couleurs du team italien. Un premier podium est décroché à Donington (Grande-Bretagne), puis deux autres en 1998 à Brno (République-Tchèque) et Buenos Aires (Argentine). Gresini se concentre ensuite sur la catégorie 250cc, avant de revenir en 2002, au début de l’ère MotoGP.

2002, le retour. Sacré champion du monde 250cc en 2001 avec Gresini, Daijiro Kato accompagne le retour de l’équipe en catégorie reine. Le Japonais pilote une Honda habillée aux couleurs de la marque espagnole de cigarettes Fortuna. Il termine deux fois second à Jerez (Espagne) et Brno (République-Tchèque), puis décroche la première pole du team en MotoGP à Motegi (Japon).

2003-2005, les années Telefónica Movistar. Toujours lié à Honda, Gresini repeint ses carénages du bleu de l’entreprise espagnole de télécommunications Telefónica et de sa filiale Movistar. Les débuts sont terribles, car marqués par la mort de Daijiro Kato après son accident à Suzuka (Japon), en avril 2003. Son coéquipier Sete Gibernau remporte quatre Grands Prix et termine vice-champion du monde. Il fera de même en 2004, avant que Marco Melandri ne soit à son tour numéro 2 mondial en 2005. À chaque fois, un même homme les prive du titre : Valentino Rossi.

2006, retour en rouge. La fin de l’aventure avec Telefónica coïncide avec le retour de Fortuna, donc de la Honda drapée de rouge. L’année est plutôt positive – trois succès pour Marco Melandri, un pour Toni Elias –, mais aucun des deux pilotes ne profite des déboires de Valentino Rossi pour monter sur le trône du MotoGP, revenu à Nicky Hayden.

2007, pas de victoire. Privé de sponsor principal, Honda Gresini vit une année compliquée, marquée notamment par les chutes et blessures de Toni Elias. Marco Melandri est là pour relever le niveau et termine toutes les courses dans le top-10, à l’exception de celle de Brno (République-Tchèque) qu’il ne dispute pas en raison d’une moto endommagée. Monté sur trois podiums, l’Italien rate cependant la plus haute marche, consacrant la première année sans victoire de l’équipe depuis 2002.

2008-2012, ombre et lumière. Après avoir connu le rouge et le bleu, les Honda confiées à Fausto Gresini virent au blanc, avec des carénages essentiellement décorés des logos de la marque italienne de snacking San Carlo. Plusieurs pilotes se retrouvent à leur guidon : Shinya Nakano, Alex de Angelis, Hiroshi Aoyama mais surtout Marco Simoncelli, nouvelle pépite du team.

Champion du monde 250cc en 2008, le prometteur italien accède au MotoGP en 2010 et progresse rapidement. Il manque de régularité et a besoin d’apprentissage, mais a la vitesse et la folie pour faire de grandes choses. Prolongé en 2011, il offre à Gresini sa première pole depuis 2005, glanée sur le circuit de Barcelone (Espagne). Suivent deux podiums à Brno (République-Tchèque) et Phillip Island (Australie).

Une semaine après cette performance australienne, Marco Simoncelli perd la vie en pleine course à Sepang (Malaisie), lors d’un accident où il est percuté par Colin Edwards et Valentino Rossi. Huit ans après la mort de Daijiro Kato, Fausto Gresini est à nouveau frappé par la tragédie. La saison suivante, Alvaro Bautista redonne un peu de baume au coeur à l’équipe en allant chercher deux podiums pour sa première année sur la Honda RC213V.

2013-2014, la fin d’une histoire. Toujours colorée d’un fond blanc, la moto japonaise se retrouve, à partir de 2013, teintée du vert des boissons énergisantes GO&FUN. Difficile d’être un team satellite à ce moment-là, alors que les équipes officielles dominent avec des pilotes du calibre de Marc Marquez, Valentino Rossi, Jorge Lorenzo ou encore Dani Pedrosa. Les trophées se font de plus en plus rares. En deux ans, Alvaro Bautista en ramène un seul du Mans (France), en 2014,

2015-2016, bienvenue chez Aprilia. Jusqu’alors toujours lié à Honda, Gresini Racing change de cap et rejoint le projet Aprilia MotoGP en 2015. L’usine de Noale s’associe au team de Faenza, pour une collaboration 100 % italienne. Le défi s’annonce relevé : l’Aprilia RS-GP est une moto à développer, les budgets ne sont pas ceux de Honda ou Ducati, et il n’est pas évident de recruter des pointures dans ces conditions.

Conservé après l’aventure Honda, Alvaro Bautista fait d’abord équipe avec Marco Melandri, puis Stefan Bradl. Les tops-10 commencent à arriver en 2016 (six pour l’Allemand, dix pour l’Espagnol), puis la composition de l’Aprilia Racing Team Gresini est entièrement renouvelée.

2017, Espargaro & cie. Passé par Ducati, Yamaha et Suzuki, Aleix Espargaro rejoint Aprilia en 2017 aux côtés du rookie Sam Lowes. Ce-dernier n’obtient pas les résultats escomptés, sur une moto difficile à appréhender pour un débutant. Il est remplacé au pied levé par Scott Redding en 2018, puis Andrea Iannone en 2019.

Si Aleix Espargaro résiste à ces changements, il ne parvient pas à combler le gap qui le sépare d’une bagarre dans le top-10 à celle pour le top-5 – son meilleur résultat est une 6e place. La collaboration avec Andrea Iannone s’annonce prometteuse, et la nouvelle RS-GP donne beaucoup d’espoir au clan Gresini pour 2020. Mais les obstacles reviennent finalement freiner ses ambitions.

Une affaire de dopage écarte Andrea Iannone pour toute la saison, et il doit être remplacé par les pilotes essayeurs Bradley Smith et Lorenzo Savadori. Victime de soucis de fiabilité, Aprilia doit contenir la puissance de son nouveau moteur, ce qui empêche Aleix Espargaro de rouler comme il le souhaiterait. Seuls trois tops-10 seront obtenus à l’issue de l’année.

Au pied du mur, Aprilia a décidé de revoir sa copie pour 2021. Un nouveau châssis, un nouveau bras oscillant et un nouveau moteur ont été testés à Jerez, fin novembre 2020. Aleix Espargaro espère que viendront enfin les solutions tant attendues. L’identité de son coéquipier n’est pas encore connue. Ce sera soit Bradley Smith, soit Lorenzo Savadori. L’heureux élu sera sélectionné à l’issue des essais hivernaux, en mars 2021.

Pour Gresini Racing, cette saison 2021 sera la dernière dans la configuration actuelle avec Aprilia. L’équipe italienne redeviendra indépendante en 2022, et travaille sur « un grand projet ». Le nom de la marque associée n’a pas encore été dévoilé. Ce pourrait toujours être Aprilia, mais en tant que team satellite.

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