Pol Espargaro : « Prendre des risques dès le premier virage »



Recrue du Repsol Honda Team, Pol Espargaro sait qu’il n’a « pas beaucoup de temps » pour accomplir son objectif : gagner des courses en MotoGP et « être champion du monde avec Honda ». Il fait de son adaptation au train avant de la moto un point clé pour y parvenir. Ce sera « tout ou rien », prévient-il.

Faire mieux qu’en 2020 sera « compliqué » : « La saison dernière a été très bonne. J’ai terminé 5e à hauteur du 4e, Dovi, avec des podiums et des poles. Ce fut une année très complète, et c’est évident que finir devant le 4e va être très, très compliqué. On parle là du top-3 du mondial, mais c’est mon objectif, celui que je me suis fixé. Je veux être champion du monde avec Honda et ça passe par gagner des courses, faire des podiums et essayer de se battre le plus à l’avant du peloton à chaque fois que je le peux. »

« J’essaierai d’être le meilleur possible le plus vite possible. Je comprends que je ne sois pas (parmi les favoris) car dans le passé, les pilotes qui sont montés sur la Honda ont souffert. C’est une moto qui n’est pas facile et l’adaptation que ces pilotes ont eu à faire ne s’est pas déroulée comme tout le monde l’attendait. Cette année je vais entendre beaucoup de bruit à ce sujet, et je dois m’inhiber un peu, me centrer sur mon travail, essayer de m’unir le plus vite possible à mon équipe et qu’on soit soudés. Je suis sûr que le début de la saison va être dur à cause du peu de roulage que je vais avoir, et la pression va être très élevée. Même si ne pas être parmi les favoris nous en enlève un peu, en tout cas au début. »

Pas de temps à perdre : « Je ne peux pas me permettre de prendre un an pour essayer de m’adapter à la moto, essayer d’aider Honda sans aucun résultat. Honda n’a pas pensé en moi pour ça, pour du développement. Nous avons déjà un pilote d’essai et il se charge du développement de la moto, de voir comment améliorer le train avant. Moi, Honda veut me voir gagner et faire de bons résultats, donc je dois y aller avec le couteau entre les dents dès le premier jour. »

Viser le titre, une obligation : « Oui, sans aucun doute. Quand j’ai pensé à aller chez Repsol Honda c’était clair : tout ou rien. J’ai vu les résultats de beaucoup de pilotes talentueux qui sont passés ici, et leur carrière ne s’est pas poursuivie. Je sais ce que signifie porter ces couleurs, la responsabilité que j’ai désormais. En plus sans Marc, seul aux tests du Qatar, avec un peu plus de pression parce que je vais devoir faire des résultats avant ce qui était prévu, sans beaucoup d’expérience, et ça va être dur. Mais j’ai maintenant les armes pour le faire. Marc a été le meilleur ces deux dernières années, c’est indiscutable, et ces couleurs demandent un niveau de résultats qui doit être à la hauteur, alors je vais essayer. »

Tests de pré-saison et train avant : « Le train avant de la Honda semble fragile et chez KTM c’était mon point fort, sur lequel je m’appuyais pour faire mes chronos, mais chez Honda aussi ils sont bons là-dessus. C’est une moto qui, normalement, gagne du temps sur les gros freinages, et j’essaierai d’apporter tout ce que j’ai appris chez KTM, chez Yamaha et pendant ma carrière pour trouver une solution si les résultats ne viennent pas. Je vais me donner à 100 % dès le premier virage après être sorti des box au Qatar, et si je dois chuter pendant les test pour voir où est la limite du train avant, il faudra l’assumer. C’est comme ça, je n’ai pas beaucoup de temps. »

« Pour l’adaptation, ce qui me concerne le plus pour le moment est le train avant, combien de temps je vais mettre à m’adapter parce que pour moi c’est très important. Les freinages sont là où je me sens le plus à l’aise, arriver sur les freins dans les virages avec beaucoup d’agressivité, C’est là où j’ai toujours gagné du temps. Je ne suis pas bon pour la vitesse de passage en virage, je n’aime pas ce style de pilotage comme avec d’autres marques pour lesquelles j’ai roulé (Yamaha, NDLR), et cela demande cette confiance dans le train avant. Je vais prendre les risques qu’il est possible de prendre pendant les tests pour voir les limites du train avant, bien que je puisse chuter, mais c’est primordial pour moi. »

Pedrosa, dernier coéquipier de Marquez à avoir gagné : « J’espère que l’heure est venue de rompre la malédiction. Le fait que personne n’y soit arrivé depuis Dani montre la grandeur de la difficulté. C’est une moto critique et complexe, avec un style de pilotage très marqué pour obtenir des résultats, et ce style est celui de Marc, car c’est lui qui a porté l’équipe ces dernières années en gagnant des courses et des titres. Il faut essayer de mimer ce qu’il faisait, copier ses techniques. Et tout ça un un laps de temps très court, parce que je ne peux pas attendre la mi-saison. L’adaptation doit être rapide, en sachant que la pré-saison n’est que de cinq jours. Ça va être compliqué, je vais devoir prendre des risques dès le premier virage au Qatar. »

Son ex-ingénieure Jenny Anderson avec Marc Marquez : « Jenny est certainement la personne qui me connaît le plus. Elle savait comment j’aimais avoir le frein moteur, le contrôle de la traction, la consommation d’essence, la puissance en sortie de virage, comment je m’exprimais. Jenny me connaît mieux que mes parents, sportivement parlant. Marc a à ses côtés une très bonne ingénieure qui me connaît à la perfection. »

Jenny Anderson quitte KTM pour Marquez

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email
S’abonner
Notification pour
3 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

[…] pilote officiel Honda, Pol Espargaro l’a dit et répété : s’il a signé, c’est pour accomplir son rêve d’être champion du monde MotoGP. […]

MichaelInark
6 mois il y a

meds from india: prescriptions from india usa pharmacy india

RobertGal
6 mois il y a

red erectile dysfunction pill: https://edpillsonline24.com/# pills for erectile dysfunction