Poncharal sur Hafizh : « L’écart était énorme »



Le début de saison d’Hafizh Syahrin est compliqué, et Hervé Poncharal ne cache pas sa déception après les trois premiers Grands Prix.

En général, les communiqués de presse d’après-GP sont l’occasion pour les teams de mettre les choses à plat, valoriser le travail fait par leurs pilotes, soulever les points positifs plutôt que les négatifs. Après le Grand Prix des Amériques, Red Bull KTM Tech3 l’a fait, mais n’a pas fait que cela. Et il faut saluer l’honnêteté d’Hervé Poncharal, qui a parlé sans langue de bois de la situation d’Hafizh Syahrin.

Car depuis son arrivée chez KTM, Syahrin a du mal à s’adapter à la RC16. Le Malaisien était la belle surprise de 2018 (16e du championnat avec plusieurs tops-10 alors qu’il a appris son transfert pendant l’hiver), il est en train de devenir la mauvaise de 2019.

Au Qatar, il a terminé 20e (sur 20 arrivants) à 43 secondes du vainqueur. En Argentine, il a terminé 16e (sur 17 arrivants) à 35 secondes du vainqueur. Et au Texas, il a terminé 18e (sur 18 arrivants), à plus d’une minute du vainqueur. Le 17e, Joan Mir, lui a mis près de 20 secondes, et ce malgré un ride-through pour départ anticipé.

Pour Hervé Poncharal, le week-end a été « une grosse déception car nous connaissons son potentiel. Parfois il est 2 secondes plus rapide que son tour précédent ou que la séance précédente, il a des hauts et des bas, nous ne comprenons pas comment il est possible d’avoir autant de différence. Nous étions quand même confiants sur le fait qu’il pouvait avoir un bon rythme de course, mais même si son départ était bien meilleur que celui de Miguel, il s’est effondré tour après tour.

Je déteste être dernier, mais il a fini dernier et ce n’est pas une bonne place. L’écart était énorme, à la fin il n’avait personne devant lui et plus de motivation. Il y a encore du travail à faire pour lui, qu’il comprenne mieux la moto et comment être plus régulier, parce que plus que de vitesse il a besoin de régularité. Il est encore tôt dans la saison, mais nous avons vraiment besoin qu’Hafizh nous montre des progrès et qu’il réduise l’écart avec son coéquipier ».

Car Syahrin est en effet constamment devancé par son coéquipier Miguel Oliveira, malgré son statut de rookie (17e au Qatar, 11e en Argentine, 14e au Texas). La saison du pilote Tech3 pourrait être longue s’il ne parvient pas à trouver le déclic au guidon de la KTM.

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Gora

On a beau dire ce que l’on veut, c’est surtout que la ktm est une grosse merde… désolé de le dire ainsi

PRUNIER

je ne vois pas d autres moyen de la décrire et le Preziosi teuton finira bien par s en apercevoir

Eric Offenstadt

La moto de Preziosi avait trop de poids sur l’arrière, ici c’est probablement l’inverse !
Mais « une merde » ne ferait pas les résultats de Paul Espargaro.

Dude

Il faut voir le bon côté des choses: grâce à lui Zarco n’est pas le dernier pilote KTM.

Dede

KTM
Kolossal Tas de Merde !
Avec l’accent autrichien…

[…] « Une grosse déception car nous connaissons son potentiel » ; « Il a des hauts et des bas, nous ne comprenons pas comment il est possible d’avoir autant de différence » ; « Il y a encore du travail à faire pour lui » : Hervé Poncharal n’a pas mâché ses mots à son égard (lire ici). […]

[…] L’an dernier, le Malaisien surprenait son monde en enchaînant les bons résultats comme rookie – il avait 9 points après 4 Grands Prix. Aujourd’hui, il est bon dernier. Son coéquipier Miguel Oliveira, nouveau venu dans la catégorie reine, le domine. « Nous avons vraiment besoin qu’il nous montre des progrès », a récemment déclaré Hervé Poncharal (lire ici). […]

Eric Offenstadt

La KTM est une moto « typée » avec un très bon moteur, mais elle a peut-être encore un peu plus de poids sur l’avant que les autres machines. Il s’ensuit une propension à perdre l’avant plus facilement au moment du relâché de frein, qui oblige à régler la moto avec énormément de frein moteur en entrée de courbe pour équilibrer. Il s’ensuit également un manque de transfert de charge sur les accélérations maxi sur l’angle qui oblige le pilote à pratiquer la conduite « ON/OFF ». Le problème de ces « nouvelle écuries » est qu’elles ne possèdent pas d’ingénieur avec assez d’expérience, ni pour… Lire la suite »

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