Pourquoi ce GP le plus serré de l’histoire



De nombreuses motos compétitives, un circuit qui se prête aux faibles écarts, des milliers de kilomètres parcourus ici-même pendant la pré-saison et le début du championnat : voici pourquoi, avec 8,928 secondes d’écart entre Fabio Quartararo (1er) et Miguel Oliveira (15e), le Grand Prix de Doha 2021 a enregistré le top-15 le plus serré de l’histoire du MotoGP.

– Des prototypes aux performances homogènes. Cinq des six constructeurs du MotoGP ont obtenu des podiums l’an dernier, et Aprilia pourrait bien rejoindre la liste cette saison, au regard des progrès effectués cet hiver. Fruit du travail des ingénieurs, mais aussi des efforts fournis en ce sens par la Dorna ces dernières années, le niveau des différentes motos du plateau a atteint un niveau d’une homogénéité rarement observée par le passé. On ne peut pas dire que toutes les marques pouvaient gagner à Losail, mais les écarts de performance sont moindres et cela donne les chronos que nous connaissons.

– Des pilotes mieux préparés que jamais. Préparation physique, perfectionnement technique, aptitudes mentales : les pilotes ne laissent désormais rien au hasard, et ce dès le plus jeune âge. Tous (ou presque) passent par des filières et suivent des programmes intensifs, stricts et détaillés, qui leur permettent d’être plus ou moins à niveau dès leur arrivée en MotoGP, ou en tout cas pas largués. C’est une partie du pourquoi les rookies sont aussi bons, même s’il faut ajouter à cela d’autres éléments comme l’assistance électronique qui « facilite » plus l’adaptation qu’auparavant.

– Un circuit qui s’y prête. Le circuit de Losail est « particulier », pour reprendre les mots d’Andrea Dovizioso. Le tracé ne permet généralement pas aux pilotes de creuser des écarts trop importants, et rares sont ceux à y gagner en solitaire. La partie sinueuse donne l’opportunité aux motos qui ont un meilleur turning de prendre un avantage, mais celui-ci est réduit par la longue ligne droite des stands (1 068 mètres) et l’aspiration qu’on peut y prendre. De fait, trois des cinq courses aux tops-15 les plus serrées ont eu lieu à Losail (8.928s au GP de Doha 2021, 15.093s au GP du Qatar 2019, 16.422s au GP du Qatar 2021).

– Beaucoup de tours… Vraiment beaucoup. La reconfiguration du calendrier causée par l’épidémie de Covid-19 a conduit la Dorna à organiser toute la pré-saison (5 jours de tests) + deux Grands Prix consécutifs à Losail. Les pilotes sont donc arrivés sur la grille, dimanche dernier, avec pour certains des milliers de kilomètres et 10 journées de roulage dans les bras, au même endroit. Autant de temps qui a permis à chacun de peaufiner les réglages au maximum et soigner les détails de chaque partie du circuit, permettant d’optimiser le niveau de performance.

Championnat après le GP de Doha : 1. Zarco 40 pts, 2. Quartararo 36 (-4), 3. Viñales 36 (-4), 4. Bagnaia 26 (-14), 5. Rins 23 (-17)… Classement complet ici

Les chiffres du GP de Doha

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