Pourquoi le destin du GP d’Europe est encore à écrire



Dimanche sera le dernier jour du Grand Prix d’Europe, mais le premier sans pluie. Les aléas de la météo vont redistribuer toutes les cartes du week-end.

« Il faut s’attendre à tout », souriait Johann Zarco quand on lui demandait, après sa 4e place en qualification, s’il pouvait viser la victoire à Valence. S’attendre à tout, dans une saison 2020 qualifiée de « folle » par la plupart des pilotes, et qui pourrait (devrait) encore réserver des surpris dimanche, sur le circuit Ricardo Tormo. Les essais ont rendu leur verdict, mais un niveau d’incertitude très élevé plane sur le paddock. La raison principale : le temps.

La météo a en effet joué avec les nerfs des pilotes depuis le début du week-end, avec des orages venus tremper l’asphalte de Valence. Aucune des quatre séances d’essais libres et des deux sessions qualificatives ne se sont déroulées sur un circuit complètement sec. Les trajectoires l’étaient relativement en FP2, vendredi après-midi, mais pas assez – les chronos étaient 2 à 3 secondes plus lent que d’habitude. Or, la pluie a quitté le ciel valencien en fin de journée, et il n’y aura pas une goutte dimanche. 

Certes, les pilotes ne sont pas face à une page blanche – ils ont les données de l’épreuve de 2019, ainsi que celles du test post-GP –, mais le challenge ne s’annonce pas moins épineux. Ils n’ont pas encore roulé sur le sec et n’auront que les 20 minutes du warm-up pour collecter des informations, tester les pneus et trancher dans les choix à faire. « Le warm-up sera très important pour pouvoir être compétitif en course », soulignait Joan Mir après la qualification.

Mais même là, il sera compliqué de s’y fier à 100 %, car les conditions matinales seront différentes de celles de l’après-midi, avec des températures seront moins hautes. Quelques degrés de plus ou de moins peuvent changer la donne, comme vu avec les pilotes Ducati au Motorland Aragon, en octobre dernier.

À cela s’ajoutent les chamboulements qu’il risque d’y avoir au classement, car certains pilotes rapides sur le mouillé seront moins à l’aise sur le sec, et vice-versa. Extrêmement en difficulté aux essais, Fabio Quartararo devrait par exemple rapidement s’extirper de la 11e place depuis laquelle il s’élancera.

L’histoire du Grand Prix d’Europe est donc loin d’être fixée. « La course sera une loterie pour tout le monde, estime Alex Marquez. Nous irons un peu à l’aveugle, et tout dépendra des pneus choisis. » L’incertitude est grande. Beaucoup de points d’interrogation flottent dans l’air de Valence. Les réponses viendront dimanche, sur les coups de 14h.

Valence – Grille de départ MotoGP :
1. Pol Espargaro
2. Alex Rins
3. Takaaki Nakagami
4. Johann Zarco
5. Joan Mir
6. Aleix Espargaro
7. Jack Miller
8. Miguel Oliveira
9. Franco Morbidelli
10. Brad Binder
11. Fabio Quartararo
12. Andrea Dovizioso
— (Q1)
13. Stefan Bradl
14. Alex Marquez
15. Cal Crutchlow
16. Francesco Bagnaia
17. Valentino Rossi
18. Danilo Petrucci
19. Lorenzo Savadori
20. Tito Rabat
21 (Pit-lane). Maverick Viñales

Championnat MotoGP avant Valence : 1. Mir 137 pts, 2. Quartararo 123 (-14), 3. Viñales 118 (-19), 4. Morbidelli 112 (-25), 5. Dovizioso 109 (-28), 6. Rins 105 (-32), 7. Nakagami 92 (-45), 8. Espargaro 90 (-47), 9. Miller 82 (-55), 10. Oliveira 79 (-58)… Classement complet ici

Rabat quitte le MotoGP, une porte ouverte en WSBK

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