Première sortie MotoE : Tech3 emballé



« Honnêtement, à l’issue des premiers runs, tout le monde affichait un grand sourire » : ainsi que l’affirme Hervé Poncharal, les premiers retours concernant la catégorie MotoE sont positifs.

Le boss de Tech3 l’a rappelé dans son entretien de fin d’année donné à MotoGP.com : même s’ils ont été perturbés par la pluie, les premiers essais du championnat du monde de motos électriques (23-24-25 novembre 2018) ont fait des heureux. « Personne ne savait vraiment à quoi s’attendre en amont de ce test MotoE à Jerez, comme tout était nouveau. Les pilotes étaient agréablement surpris de voir à quel point ça pousse à l’accélération. »

À peine descendu de la moto, le Français Kenny Foray avait déclaré que « la moto est plutôt géniale [et] les sensations sont très bonnes » (lire ici). Son compatriote Mike di Meglio, qui s’est rapidement adapté – comme en 125cc, il arrive à garderun certain élan dans les virages –, disait lui qu’il se régalait.

Un récit que confirme Poncharal : « Kenny Foray, qui portera nos couleurs, m’a assuré s’être régalé sur cette moto. Même chose pour Bradley Smith, pourtant habitué aux MotoGP. Je pense vraiment ça en étonnera plus d’un. Dommage qu’Héctor Garzo n’ait pas pu assister à ces trois journées d’essais, mais il avait sa finale du CEV à Valence. Il nous rejoindra pour le prochain test en mars. Je suis persuadé que cette moto lui conviendra. Avec Kenny, ils s’apporteront mutuellement car l’un est plus jeune, alors que le second a plus d’expérience en compétition. »

Quant aux performances du prototype, le boss de Tech3 raconte qu’en termes d’autonomie, les pilotes peuvent faire une dizaine de tours sans perte de puissance. « Je sais aussi qu’Energica comme Enel travaillent très dur et ces stations de recharge rapide seront des technologies que l’on verra bientôt transposées sur le marché », ajoute-t-il. Car il ne faut pas l’oublier : les championnats du monde servent aussi au développement de pièces et machines qui doivent ensuite être commercialisées.

« Le poids ne se ressent pas et c’est une moto qui freine très bien, preuve que le travail réalisé par Loris Capirossi a permis à Brembo de parfaitement prendre la mesure de cette Energica Ego Corsa, raconte Poncharal. Vu du bord de piste, c’est en tout cas très impressionnant d’observer la vitesse et l’angle qu’ils prennent dans les courbes. » Vivement les Grands Prix, donc !

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