Rivola (Aprilia) : Le titre ? « Pourquoi pas en 2023 ? »



Le patron d’Aprilia Racing, Massimo Rivola, ne peut « qu’être content » de la séquence dans laquelle il se trouve, entre le podium d’Aleix Espargaro et l’arrivér de Maverick Viñales. Tous les rêves lui sont permis. Dont celui de se battre pour le championnat en 2023.

Aprilia a connu un mois d’août chargé, intense et historique. Le constructeur italien a recruté dans ses rangs son premier top-pilote, Maverick Viñales, officialisé le 16 août. Treize jours plus tard, Aleix Espargaro a décroché le premier podium de la marque en MotoGP. Avant que son nouveau coéquipier espagnol ne fasse des débuts rapides et positifs sur la RS-GP, la semaine suivante.

« Surpris, fort, heureux », il est apparu avec un grand sourire, mercredi soir, à l’issue de ses deux premières journées de roulage sur sa nouvelle monture (lien au bas de l’article). « Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas amusé avec la moto. Mon objectif est désormais de redécouvrir ma passion avec l’équipe », disait à Sky Sport un Maverick Viñales retrouvé.

Son nouveau patron, Massimo Rivola, est le premier à s’en réjouir. « Si Viñales a retrouvé la passion après une journée de test, ça veut dire qu’elle n’était pas trop loin…, a-t-il glissé à la même chaîne de télévision italienne. Comme on le connaît, c’est une personne très sensible. Je comprends ses propos sur la joie de s’amuser à nouveau. Au début c’est toujours tout beau, tout rose. Il s’est adapté à la moto de façon surprenante, nous avions quelques points d’interrogation sur le sujet. L’approche était aussi exceptionnelle, avec la décision de garder la moto d’Aleix sans faire de modifications. Je ne peux qu’être content. »

Recruter Maverick Viñales va profiter au projet Aprilia MotoGP, et pas seulement pour les chances immédiates de bons résultats : cela va tirer tout le monde vers le haut, estime le PDG. « Pour moi, ce qui est avant-tout important est la croissance de l’équipe. Le rêve de gagner une course est évident, mais cela doit faire partie de l’évolution de l’équipe. Nous ne recherchions pas un top-pilote par hasard ; cela fera grandir encore plus Aleix, qui va déjà très fort. »

Le vainqueur du Grand Prix du Qatar 2021 sera aligné dès le week-end prochain, au Motorland Aragon. Son ambition, dit-il, est d’apprendre à connaître sa nouvelle moto, et ainsi préparer la prochaine saison. Massimo Rivola ne dit pas autre chose, et espère que son nouveau pilote ne va pas se perdre dans la volonté immédiate d’être devant. Même si c’est en forgeant qu’on devient forgeron, et c’est donc en allant vite en 2021 qu’il ira encore plus vite en 2022.

« Notre objectif est maintenant de préparer au mieux 2022. En même temps, son objectif est d’être le plus rapide possible. Il va donc falloir équilibrer ses émotions et sa volonté de prouver. Il n’a rien à nous prouver, il doit juste laisser passer du temps et faire de nombreux kilomètres. »

Aleix Espargaro sur le podium, une moto qui progresse, un multiple vainqueur de Grands Prix dans l’équipe : et si Aprilia se mettait à lutter pour le titre ? « Pourquoi pas en 2023 ?, répond Massimo Rivola. Pour 2022 c’est tôt. Il faut encore s’habituer à se battre (devant), en restant constamment dans les positions qui comptent. Battre Miller avec Aleix dans le final de Silverstone était remarquable, c’était beau et juste de monter sur le podium. Nous l’avons mérité. » Prochaine opportunité le 12 septembre su Motorland Aragon.

« Surpris, fort, heureux » : Viñales raconte son premier test de l’Aprilia

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email
S’abonner
Notifier de
3 Commentaires
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
12 jours il y a

Espérons que son objectif ne sera pas de nuire à Yamaha et a Fabio par la même occasion

Franck
12 jours il y a
Reply to  Patrick

Fabio Fabio Fabio encore Fabio quand on écoute les commentaires canal il y a que lui sur le circuit ok il est fort mais on regarde une course pas un documentaire sur Fabio

Jaig Rossi
10 jours il y a
Reply to  Franck

C’est net. Chauvinisme maximal. Quand on lit et écoute les journalistes tout se rapporte aux français. Mais on peut le comprendre, le but est de toucher le public français (toujours sensible à ce crétinisme) pour vendre ce sport.
Et puis c’est quoi ce lien débile entre yam/fabio et l’article?
Vinales champion en 2023, c’est une blague aussi? Tout comme Dani, il est rapide parfois et n’a pas le mental d’un champion. Au moins Dani n’était pas toujours à pleurnicher et à reporter la faute sur les autres.