Rossi : « Arrêter dans le ‘scénario coronavirus’ a aussi des points positifs »



Valentino Rossi, stop ou encore ? L’Italien n’a pas encore communiqué sa décision vis-à-vis de 2021, mais le confinement causé par l’épidémie de coronavirus l’a fait réfléchir. Et lui permet d’aborder l’avenir avec plus de sérénité.

Parmi les pilotes du paddock particulièrement affectés par l’épidémie de coronavirus, Valentino Rossi fait indubitablement partie des plus touchés. À 41 ans, l’Italien avait « besoin de réponses que seule la piste peut donner », afin de savoir s’il est encore assez compétitif et motivé pour continuer sa carrière en 2021. Mais tous les Grands Prix ont été reportés et la saison 2020 ne démarrera pas avant juillet. Or, il doit se décider avant.

« On est fin mai et je pense que je prendrai ma décision dans les prochains semaines », indique-t-il simplement au micro de BT Sport, dans un entretien qui sera diffusé dans son intégralité dimanche. S’il poursuit, Valentino Rossi le fera dans l’équipe Petronas Yamaha, avec le soutien de l’usine Yamaha qui lui donnerait du matériel digne d’un pilote officiel.

Le patron du team malaisien, Razlan Razali, a prévenu : un Valentino Rossi habillé du cuir Petronas Yamaha ne doit pas être là pour faire de la figuration. Il ne s’agit pas d’une tournée d’adieux mais d’une saison où il faut viser les meilleures places possibles. « Nous ne voulons pas être une dernière année, nous voulons qu’il se batte pour le podium. »

Valentino Rossi approuve, et ce serait mal le connaître de penser qu’il s’alignerait sans avoir des objectifs de succès. « Je suis totalement d’accord avec ce qu’a dit Razlan au sujet de Petronas et 2021 : je ne veux pas faire une année pour dire aurevoir. J’irai chez Petronas seulement si je pense que je peux être compétitif, essayer de gagner des courses et me battre pour des podiums. »

Et si le nonuple champion du monde ne compte pas s’engager pour dire ‘ciao’, c’est aussi parce qu’il appréhende ce moment, pour la peine que cela va lui faire de raccrocher les gants. Or, il pense qu’un départ à la retraite fin 2020 serait plus facile à vivre, en temps de coronavirus, avec un paddock réduit et personne dans les tribunes. Des confessions faites le sourire aux lèvres, mais qui disent quelque chose de l’état d’esprit actuel de l’homme.

« Sincèrement, finir ma carrière dans ce scénario coronavirus a aussi des points positifs, parce que quand je vais arrêter ce sera une journée très triste. Je n’y vois rien de bon et ne m’attends à rien de positif, je m’attends juste à être triste. Si je pouvais le faire comme ça, sans public et sans personne autour, ce serait peut-être plus facile (rires). Donc oui, si je continue c’est parce que je veux être compétitif et faire de bonnes courses. »

Après plus deux mois de confinement, Valentino Rossi semblerait même plus proche de la retraite qu’auparavant. D’un côté, être éloigné des circuits lui a fait manquer la moto, comme aux autres pilotes. De l’autre, cela lui a donné un aperçu de ce que sera sa vie une fois sa carrière en MotoGP terminée. Et il reconnaît avoir apprécié cette sensation :

« Je dois être sincère, j’ai passé un bon confinement. J’ai passé du bon temps parce que je suis resté chez moi à me relaxer, avec ma mère, ma copine, mes animaux. Pour moi c’était très étrange parce que depuis 1995 ma vie se passe autour des circuits du monde, et au début c’est bizarre mais j’ai aimé rester chez moi, vivre sans la pression constante des résultats des courses. Donc je peux imaginer un peu ce que sera ma future vie, quand je vais arrêter. Je pense que je pourrai aussi apprécier (la vie) quand j’arrêterai, c’est bien et cela me permet de prendre ma décision plus facilement. »

Le pilote Yamaha a donc moins de craintes qu’auparavant vis-à-vis de son avenir. Avoir « ‘peur’ n’est pas le bon mot, répond-il à la journaliste. Je n’ai pas peur d’arrêter, mais je pense que la semaine de mon dernier Grand Prix sera triste, difficile à approcher ou accepter, parce que j’aime la course, c’est ma vie depuis plus de 20 ans. Mais je n’ai pas peur. Comme je l’ai dit, dans cette période j’ai découvert quelque chose – que je savais peut-être déjà avant mais dont je suis désormais sûr – : je peux quand même aimer la vie (sans être en MotoGP). »

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