Rossi : « Face aux tribunes vides, je me suis demandé ce que je faisais là »



La saison 2021 sera la 26e de Valentino Rossi, et la seconde en conditions de Covid-19.« J’espère un championnat ‘plus vrai’ », souhaite-t-il. Le 10e titre ? « Je cours parce que je pense que je peux le gagner, mais ce n’est pas une obsession. » 

Inépuisable Valentino Rossi qui, à bientôt 42 ans, continue d’enchaîner les Grands Prix, plus de 25 ans après son arrivée sur le circuit international. Le nonuple champion du monde est de loin le pilote le plus expérimenté de l’histoire et a déjà tout gagné, mais ça ne l’empêche pas de remettre ça chaque année.

Chutes et pannes mécaniques ont freiné ses espoirs en 2020, avant une infection au Covid-19 qui a gâché sa fin de championnat. Les bouleversements liés à la crise sanitaire ont eu un certain impact sur lui et il redoute quelque chose de similaire dans les prochains mois, explique-t-il dans le Corriere della Sera. « Ce sera un autre championnat anormal. L’an dernier, dans la course avec des tribunes vides autour de moi, je me suis demandé : ‘quel sens ça a ? Qu’est ce que je fais ici ?’, confie-t-il. J’espère que ça ira un peu mieux, moins de courses répétées sur la même piste, en somme j’attends au moins un championnat du monde plus vrai. »

Un championnat « plus vrai », où il tentera à nouveau d’aller chercher sa dixième couronne de champion du monde. Car oui, en dépit des circonstances et de l’absence de titre depuis 2009, il y croit toujours. Même si des bagarres pour gagner des Grands Prix feraient déjà son bonheur. « Je roule parce que je pense que je peux le gagner. Mais ce n’est pas une obsession. Je serais content de bien faire, de monter sur des podiums, d’être un protagoniste, d’être dans la lutte. »

Ces trois dernières années, quelques chances de s’imposer se sont présentées à lui, notamment sur les épreuves de Sepang 2018, Austin 2019 et Barcelone 2020. Mais ses tentatives ont échoué, et son dernier succès remonte à Assen 2017. Depuis, plus rien, en dépit de 10 podiums. Pourquoi ? « Parce que gagner est une affaire difficile, parce que le niveau des pilotes est très élevé, concède-t-il. J’ai eu au moins trois opportunités ces dernières années, il m’a manqué un cheveu, quelques chutes de trop et on a souvent souffert techniquement. »

Par « techniquement », il entend questionner les performances de la Yamaha YZR-M1, sous le feu des critiques depuis plusieurs mois – plusieurs années le concernant. Le déficit de puissance et les problèmes d’adhérence ont fortement handicapé ses résultats. Yamaha, où il occupe désormais un nouveau poste. Après avoir été membre de l’équipe officielle durant une bonne partie de sa carrière (2004-2010 ; 2013-2020), l’Italien fait maintenant partie du team satellite Petronas. Son départ de la structure officielle a été acté en janvier 2020, quand Fabio Quartararo et Maverick Viñales ont été prolongés jusqu’à fin 2022.

« Ils (Yamaha) ont choisi les pilotes de 2021 avant que ne débute 2020 et c’est une erreur selon moi, commente Valentino Rossi. C’est un vice du MotoGP. Nous devrions attendre au moins quelques courses. Cependant Quartararo est toujours prometteur et Viñales, même avec des hauts et des bas, est très fort. Ils feront bien, j’en suis sûr. »

Un qui ne sera pas là cette année est Andrea Dovizioso, triple vice-champion du monde il y a peu (de 2017 à 2019) et absent de la grille MotoGP pour la première fois depuis son arrivée, en 2008. Son aventure chez Ducati s’est mal terminée, et il n’y avait quasiment plus aucun guidon compétitif de disponible au moment où ça s’est passé. Dovi pas là en 2021, « pour moi c’est absurde, il rapide, expert, regrette son compatriote. Mais c’est à lui qu’il faudrait le demander. Peut-être qu’il n’en avait plus envie. Si c’était son choix, tout va bien ».

Valentino Rossi sera lui là et bien là. Premier départ prévu le 28 mars à Losail, pour le Grand Prix du Qatar.

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BillyRen
4 mois il y a

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MichaelInark
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RobertGal
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