Styrie, Quartararo (J1) : « Cauchemar » et incompréhension sur le séchant



Fabio Quartararo sonne l’alarme : quelque chose ne va pas sur la Yamaha quand les conditions de piste sont séchantes. Le Français l’a expérimenté ce vendredi, pendant la deuxième séance d’essais libres du GP de Styrie. Sans grip, il n’a pu faire mieux que quinzième, alors que la pluie pourrait refaire son apparition dans le week-end.

Il y a des jours avec et des jours sans. Mais à l’intérieur d’un même jour, il peut aussi y avoir des séances avec et des séances sans. C’est arrivé à Fabio Quartararo ce vendredi, lors de la première journée du Grand Prix de Styrie.

La matinée du Français « s’est plutôt bien passée », avec une huitième place en FP1 qui lui donnait satisfaction, après enchaînement de quelques tours rapides sur le Red Bull Ring de Spielberg. « Cela en considérant que je n’ai pas changé les pneus à la fin de la séance, et qu’après cinq grosses semaines de trêve, on a toujours besoin d’un peu de temps pour trouver la confiance. Cependant, la M1 s’est mieux comportée que l’an dernier », observait-il. Mais cette bonne impression a laissé place à la « déception » l’après-midi.

La pluie a surpris les pilotes juste avant le début de la FP2, et la session a démarré sur un bitume mouillé. Là, Fabio Quartararo a perdu son feeling et glissé au quinzième rang du classement, à plus de deux secondes du meilleur temps. N’allez pas croire que le leader du championnat s’est préservé ; il n’avait simplement « pas de confiance » au guidon de sa Yamaha.

« Quand la piste était complètement mouillée, je n’étais pas parmi les meilleurs mais ça allait. Mais quand ça a commencé à sécher, la situation a empiré, raconte-t-il. C’est vraiment bizarre. J’ai fait quelques tours avec Pol Espargaro et (Jorge) Martin, j’étais pas mal sur les freins et en milieu de virage, mais à l’accélération c’était un vrai désastre, car je n’avais pas de grip. La FP2 fut un cauchemar. »

L’explication à cela ne concerne pas son manque d’expérience dans ces conditions. Joan Mir, arrivé en MotoGP en même temps que lui, a terminé troisième de la séance, d’ailleurs remportée par Lorenzo Savadori qui fait partie des rookies cette saison. « L’expérience n’a rien à voir, confirme Fabio Quartararo, Valentino (Rossi) est le pilote qui en a le plus et il souffre des mêmes problèmes. »

« Je n’ai pas pris de plaisir en roulant, et quand ça arrive ce n’est pas bien. Je ne suis pas si mal dans ces conditions, j’ai fini sur le podium au Mans, mais quelque chose a changé depuis l’an dernier. Ce n’est pas normal d’être aussi loin des leaders, s’inquiète-t-il. Même (Maverick) Viñales se débat, même si c’est un peu moins que moi. Je ne sais vraiment pas quoi dire. Nous devons comprendre quoi faire et analyser avec attention les données récoltées. »

Comprendre, oui, et vite. Car si les orages devraient laisser les pilotes tranquilles ce samedi, la pluie pourrait s’inviter à la fête dimanche, au moment des courses. Leader du classement général, Fabio Quartararo ne veut pas passer à côté de son Grand Prix et lâcher des points à ses adversaires. « En 2019, pour ma première année en MotoGP, j’étais toujours dans les dix premiers sur le mouillé, même sur des pistes difficiles comme Brno, Phillip Island ou Motegi. Je n’aime pas beaucoup la pluie mais j’étais parmi les premiers, donc nous devons trouver une solution, parce qu’il est possible qu’il pleuve dimanche. »

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