« Un guerrier » : Gresini se souvient de Simoncelli



Fausto Gresini a été le team-manager de Marco Simoncelli en MotoGP. Il garde en mémoire l’image d’un battant qui ne perdait jamais la confiance et le sourire.

Cela fait huit ans et demi que Marco Simoncelli s’en est allé, parti à la suite d’un tragique accident lors du Grand Prix de Malaisie 2011. ‘Sic’ n’est plus là mais son souvenir est partout dans le paddock. Et chaque réussite du team SIC58 Squadra Corse, équipe montée par son père Paolo, est là pour nous y faire penser.

Au cours de sa carrière, le nom de Marco Simoncelli a été associé à celui de Fausto Gresini. En effet, c’est l’équipe de l’Italien, à l’époque San Carlo Honda Gresini, qui a permis à ‘Sic’ d’accéder à la catégorie MotoGP en 2010. Il y était aussi en 2011, avant que sa carrière ne s’achève avec le triste événement que nous connaissons.

Fausto Gresini a été amené à se souvenir de son ancien pilote, au détour d’un entretien avec Motosprint. Un mot revient : celui de battant. « Son sourire, sa voix, ses cheveux, sa légèreté, sa façon de se battre… tout ça ensemble. C’était un vrai guerrier, il aimait se battre, il aimait le combat au corps-à-corps, il n’a jamais reculé. Il appréciait ces choses, même quand il perdait il n’était pas fâché, il en riait. Il disait : ‘Oh, je le lui rendrai demain.’ C’était un gars très combatif et les gens l’aimaient pour ça. Et puis il était très spontané… Il était fort. »

Parmi les anecdotes qui lui restent en mémoire, le team-manager en cite une : ce qui s’est passé entre les Grands Prix de France (accrochage avec Dani Pedrosa) et de Catalogne (pole position) 2011. « En 2011, après l’accident avec Dani Pedrosa en France, il a reçu des menaces de mort. Alors nous sommes allés à Montmeló avec une escorte. Le samedi, il a décroché sa première pole position en MotoGP. Et puis nous nous sommes rencontrés, nous regardions la télévision et il a dit : ‘Oh, quelqu’un va me tirer dessus là-bas !’ Il plaisantait avec ce sujet, cela semblait impossible. Il était toujours confiant, et cela m’a donné confiance. »

« Quand il est parti… Cela semblait presque impossible, poursuit Fausto Gresini, toujours ému quand il s’agit de parler de Marco Simoncelli. Mais malheureusement, notre sport est aussi fait de ces mauvais accidents. Je dois dire que beaucoup a été fait pour la sécurité et que l’accident de Marco n’était certainement pas dû à une piste dangereuse. Malheureusement, là où il y a le facteur vitesse, il y a aussi le facteur risque, et il y a certains risques que vous ne pouvez pas éviter. »

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