Un problème encore « inexplicable » a paralysé Morbidelli au Qatar



Un problème technique rencontré avec la suspension arrière de sa Yamaha a gâché le Grand Prix du Qatar de Franco Morbidelli. Le souci était déjà arrivé pendant les essais et doit absolument être résolu d’ici ce week-end, car une deuxième course a lieu au circuit de Losail.

Vice-champion du monde sortant, et monté sur 3 podiums lors des 4 dernières de la saison 2020 (dont 2 fois sur la plus haute marche), Franco Morbidelli abordait cette saison 2021 avec, pour la première fois de sa carrière MotoGP, une étiquette de candidat au titre sur les épaules. Certes, il n’était pas le favori du Grand Prix du Qatar, où était attendu un duel entre les pilotes Ducati et le team Monster Energy Yamaha. Mais personne ne pensait voir l’Italien finir aussi loin, 18e à 23 secondes du leader.

Cette situation n’avait rien de normal, et on a compris dès les premiers kilomètres que quelque chose ne tournait pas rond. Voir Franco Morbidelli dégringoler au classement et concéder une seconde par tour à ses adversaires laissait présager un problème d’ordre technique. Il l’a confirmé une fois l’arrivée franchie, sans être encore capable de dire exactement ce qui a cloché.

Le souci qui l’a empêché d’exprimer son potentiel provient de l’amortisseur arrière de sa Yamaha YZR-M1, avec lequel il n’a eu aucun feeling pendant la course. C’était déjà arrivé pendant les essais.

« C’est un problème sur lequel que nous avons besoin de mieux enquêter. Cela m’a affecté durant toute la course. Je ne peux pas dire exactement ce que c’est car nous n’en sommes pas encore sûrs. Nous essayons de mieux comprendre d’où ça vient », commence Franco Morbidelli.

« Nous avons eu un problème sur la grille, mais nous avons quand même décidé de faire la course. Sur la grille le holeshot device était activé tout seul et ce n’était pas clair. Le team a résolu le problème, mais pendant la course la situation était compliquée. J’ai eu un problème avec l’amortisseur. En gros, l’arrière me semblait vide, comme si je n’avais pas d’amortisseur. Je ne pouvais pas tourner. Je pouvais tourner et accélérer, mais en étant une seconde plus lent. »

« J’ai commencé à le ressentir pendant les tests, puis durant le week-end. C’est majoritairement arrivé de nuit. C’est inexplicable parce que dans des températures chaudes je peux être compétitif, alors que la nuit je commence à souffrir et je dois prendre des risques pour faire des chronos et rester avec les pilotes rapides. »

Seuls des incidents de course auraient pu permettre à Franco Morbidelli de sauver des points, mais les difficultés de Lorenzo Savadori (19e) et les chutes de Danilo Petrucci, Takaaki Nakagami et Alex Marquez n’ont pas suffi à lui faire gagner assez de places. « J’aurais pu arrêter mais j’ai roulé pour mieux étudier le problème », et « par respect pour mon team et les personnes qui travaillent avec moi ».

« Nous devons résoudre ce problème aussi vite que possible », poursuit l’Italien, avant de répéter sa confiance en son équipe et en Yamaha. Il y a urgence, car une deuxième course, le Grand Prix de Doha, a lieu ce dimanche à Losail, et aux mêmes horaires. La menace d’un nouveau résultat blanc plane sur lui, et ce serait la pire manière de débuter le championnat.

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