Une saison à 10 GP ? « Mieux que ne pas rouler du tout »



La reconfiguration du calendrier du championnat du monde MotoGP, paralysé par l’épidémie de coronavirus, promet d’être un casse-tête. Le directeur sportif de chez KTM, Pit Beirer, imagine une saison à 8-10 courses disputées en Europe. 

Comment mener à bien la saison 2020 de MotoGP ? La question est sur la table des organisateurs, et elle ne trouvera pas de réponse certaine tant que l’épidémie de maladie à coronavirus ne sera pas maîtrisée. Pour l’heure, un Grand Prix (Qatar) a été annulé, et trois autres (États-Unis, Argentine, Espagne) ont été reportés.

Cela a conduit à plusieurs modifications (course d’Aragon avancée, de Valence reculée…), et d’autres sont à prévoir : une date n’a pas encore été fixée pour l’épreuve de Jerez, et celles du Mans (17 mai) et du Mugello (31 mai) risquent fort d’être annulées. Plusieurs personnalités du paddock, comme Fausto Gresini et Hervé Poncharal, ne voient pas le coup d’envoi de la saison avant – au mieux – juin.

Comment arriver à faire un championnat ‘complet’ ? Plusieurs pistes sont évoquées, parmi lesquelles organiser deux courses en un même week-end, ou pousser le championnat jusqu’aux premières semaines de 2021.

Le directeur sportif de chez KTM, Pit Beirer, joue la carte du réalisme. « Notre objectif doit être de mener à bien un championnat raisonnable. Mais pour cela nous avons besoin d’une certaine liberté de voyage », rappelle-t-il. Or, il est possible que l’intensité de l’épidémie ne soit pas la même partout au même moment, ou que des pays n’autorisent pas l’arrivée des voyageurs. Les autorités locales commandent, et des Grands Prix pourraient tout simplement passer à la trappe.

Pit Beirer évoque ainsi une saison possiblement réduite aux limites de l’Europe, où la situation et les mesures prises par rapport au coronavirus seront plus similaires, coordonnées, qu’avec d’autres pays comme la Thaïlande ou la Malaisie. Quitte à ne faire qu’une dizaine de GP ? Mieux que rien et acceptable à la fois pour le sport, les équipes, les sponsors et les fans : « Si nous pouvions avoir un championnat avec dix courses, ce serait un championnat qui fonctionnerait pour les teams, serait décent pour nos sponsors ainsi que les fans, et donnerait des champions du monde. Si nous pouvons avoir huit ou dix Grands Prix en Europe, ce serait ok. Ce serait toujours mieux que ne pas rouler du tout. »

Mais l’Allemand prédit encore de longs mois d’attente, car « l’Europe vient juste de prendre des mesures importantes » face à l’épidémie. Plusieurs cases doivent ensuite être cochées : victoire face à l’épidémie de coronavirus ; fin des mesures restrictives ; autorisation des rassemblements. « Si je calcule trois mois à partir d’avril, ce qui amène à juillet, alors une saison ‘raisonnable’ est toujours faisable à la fois en termes de business et de sport moto. »

Informations concernant le coronavirus et les consignes sanitaires à respecter disponibles ici

Pas de GP avant juin, prédit Gresini

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