Valence : Mir met la pression de côté



Qualifié 5e, Joan Mir aborde le Grand Prix d’Europe en leader du championnat MotoGP mais estime qu’il y a « des pressions bien pires » que celle sur ses épaules.

Difficile d’arrêter Joan Mir quand il est lancé. Monté sur le premier podium de sa carrière à Spielberg, en août, le pilote Suzuki n’a depuis de cesse de collecter des trophées. Il en a obtenu six lors des huit dernières courses, et visera un septième dimanche, sur le circuit Ricardo Tormo de Valence.

Rarement brillant aux essais, l’actuel numéro 1 mondial n’a pas démérité samedi, allant chercher une excellente 5e place en Q2. Excellente pour trois raisons : c’est la deuxième meilleure qualification de sa carrière en MotoGP ; elle a été réalisée sur un circuit mouillé et piégeux où on ne l’attendait pas aussi rapide ; il a mis tous ses adversaires pour le titre derrière lui, à l’exception d’Alex Rins (2e).

« Je progresse sur le mouillé, où je n’ai pas beaucoup d’expérience, soulignait-il en conférence de presse. J’ai montré que je m’améliore à chaque session et cela signifie que nous avons le potentiel d’encore progresser dans le futur. Je ne m’attendais pas à être aussi compétitif en conditions humides, car j’y ai eu du mal toute ma vie. Je suis sûrement parmi ceux qui ont le moins roulé sur le mouillé et c’est pour ça que ça ne me profitait pas, mais je suis content car j’ai été compétitif dans toutes les conditions. »

Étonnamment serein alors qu’il mène le championnat MotoGP, Joan Mir ne semble pas affecté par la pression – en tout cas pas autant qu’on a pu le voir pour d’autres pilotes par le passé. Le fait qu’il se retrouve dans cette position alors qu’il n’était pas le favori annoncé y aide, a-t-il déjà expliqué. Mais cela a aussi à voir avec sa manière de vivre la pression :

« Je suis un garçon fort dans la tête et j’en tire peut-être un bénéfice, parce que je ne laisse rien de négatif entrer dans ma tête, je me concentre sur le fait d’être rapide. Il y a de la pression, mais je considère qu’il y a des pressions bien pires que celles que jouer un titre. La pression, c’est ce qu’il se passe avec le coronavirus, ou pour les gens qui ne peuvent pas payer leur loyer. Moi, à côté, ce n’est rien. Je joue un titre en MotoGP, si ça passe ce sera génial, si ça ne passe pas alors j’irai quand même bien. C’est ce que j’ai sportivement cherché toute ma vie et ce n’est pas ça, la pression. Il y a beaucoup de personnes qui vont bien plus mal que moi. »

Valence – Grille de départ MotoGP :
1. Pol Espargaro
2. Alex Rins
3. Takaaki Nakagami
4. Johann Zarco
5. Joan Mir
6. Aleix Espargaro
7. Jack Miller
8. Miguel Oliveira
9. Franco Morbidelli
10. Brad Binder
11. Fabio Quartararo
12. Andrea Dovizioso
— (Q1)
13. Stefan Bradl
14. Alex Marquez
15. Cal Crutchlow
16. Francesco Bagnaia
17. Valentino Rossi
18. Danilo Petrucci
19. Lorenzo Savadori
20. Tito Rabat
21 (Pit-lane). Maverick Viñales

Champion sans gagner ? Mir ne serait pas le premier

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de