Yamaha, première heure de vérité au Portugal



Vainqueurs au Qatar, Fabio Quartararo et Maverick Viñales ont besoin de confirmer sur d’autres circuits pour connaître « le vrai potentiel de la Yamaha ». Le Grand Prix du Portugal est le moment idéal pour ça, car ils y ont souffert en 2020. D’ici dimanche soir, le panorama du MotoGP aura gagné en clarté.

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« Sur une échelle de 1 à 10, j’étais à 12 pour ce qui est de l’envie d’en finir. J’ai vraiment envie de rentrer chez moi et ne plus y penser. Rien de plus, bonnes fêtes à tous, je ne veux pas parler plus de moto. »

Ainsi Maverick Viñales concluait-il sa conférence de presse du Grand Prix du Portugal 2020, la dernière s’une saison qu’il qualifiait sans détour de « désastreuse ». Cinq mois plus tard, le même Maverick Viñales retourne en ces lieux avec le plein de confiance, et la conviction qu’il a « le potentiel » pour bien faire.

Seulement 11e à Portimao, l’Espagnol a remis les compteurs à zéro cet hiver, avant de travailler pour afficher un nouveau visage en 2021. Mission accomplie, avec une splendide victoire au Grand Prix du Qatar – le plus construit de sa carrière –, puis d’une 5e place à celui de Doha. Détendu, plus combatif, moins nerveux, meilleur dans la gestion, Maverick Viñales semble avoir franchi un cap. Un cap dans la tête qui s’est matérialisé sur la moto, ou un cap sur la moto qui le fait être mieux dans la tête ? Pas mal du premier, mais aussi un peu du second.

« L’un des meilleurs circuits pour voir notre potentiel avec la nouvelle Yamaha »

Situation similaire pour son coéquipier Fabio Quartararo, qui a quitté 2020 dans la difficulté et entamé 2021 sur de belles premières notes. Le Français a obtenu les mêmes résultats que son partenaire de box, mais dans l’ordre inverse : une 5e place pour lancer le championnat, et une victoire obtenue avec l’art et la manière une semaine plus tard. Jamais il n’avait paru aussi appliqué et n’avait fait preuve d’une telle maîtrise de soi. Le nouveau Diablo ?

Seulement, tout cela s’est passé à Losail, circuit sélectif et « trop particulier » pour tirer des conclusions hâtives. De plus, la Yamaha YZR-M1 y a souvent brillé, et y détient même le record de victoires. Il faut donc attendre d’autres circuits pour pouvoir mieux interpréter les deux Grands Prix Qatar et le niveau de chacun.

A-t-on assisté à un coup d’éclat du clan Yamaha ? Ces résultats traduisent-ils de réels progrès sur la moto ? À quoi s’attendre pour la suite de la saison ? Là réside l’intérêt du Grand Prix du Portugal. C’est justement parce que la plupart des pilotes Yamaha y ont échoué en novembre dernier (Maverick Viñales 11e, Valentino Rossi 12e, Fabio Quartararo 14e) qu’y revenir ce week-end va éclairer les lanternes.

« C’est l’un des circuits où nous avons eu le plus de mal l’an dernier, la confiance était vraiment basse donc ce sera bien de voir le vrai potentiel de la moto, s’est avancé Fabio Quartararo jeudi. L’an dernier mon esprit n’était pas bien, je faisais des erreurs : là j’arrive dans un bon moment. Nous devons voir notre potentiel ici parce que ce sera une bonne référence pour les prochaines courses. Je pense que c’est l’un des meilleurs circuits pour voir notre potentiel avec la nouvelle M1. »

« C’est toujours bien de pouvoir comparer la moto sur différents circuits, mais mes sensations sont très bonnes, a poursuivi Maverick Viñales, d’emblée optimiste. J’ai une grande confiance avec la moto, et ici il y a beaucoup de virages où nous pouvons tirer profit de cette confiance. Ce sera difficile, il faut comprendre comment aller vite et être régulier. C’est important de travailler dur ici, en particulier sur les wheelies (à cause des dénivelés, NDLR), mais dans l’ensemble je pense que nous avons le potentiel.  »

Solutions trouvées par les ingénieurs cet hiver, « vrai » potentiel de la M1, régularité : les réponses du Grand Prix du Portugal ne seront pas définitives, mais elles auront le mérite d’éclaircir ce qui doit l’être.

Chez Petronas, sortir de l’orage

Dans le box d’à côté, celui du Petronas Yamaha Sepang Racing Team, on a aussi besoin de réponses, mais d’une autre nature. Franco Morbidelli et Valentino Rossi n’ont pas besoin de briller au Portugal pour confirmer les prestations du Qatar, mais pour les oublier. Pour prouver qu’il ne s’agissait que d’un faux pas, et que le championnat commence vraiment en Europe.

Arrivé troisième à Portimao l’an dernier, Franco Morbidelli se doit d’être parmi les leaders ce week-end, et il le sait. « Nous savons que nous pouvons être rapides », a-t-il concédé jeudi. Ne pas le retrouver devant serait inquiétant, pour les points perdus – il n’en a que 4 après deux courses alors qu’il est censé jouer le titre –, mais surtout par rapport aux contre-performances du Qatar. « C’est important d’être de retour, d’avoir de bonnes sensations sur la moto. »

Une « erreur humaine » est à l’origine des problèmes rencontrés au Moyen-Orient. L’Italien dit avoir obtenu de Yamaha « toutes les réponses » qu’il voulait, et souhaite repartir d’une feuille blanche au Portugal. Les compteurs sont remis à zéro, il faut désormais aller de l’avant et retrouver le groupe tête. Pour chasser les doutes et commencer à reprendre du terrain au championnat.

Quant à son coéquipier, la situation est plus délicate. Valentino Rossi a souffert à Losail (12e puis 16e) mais les explications sont moins évidentes. Certes, le pneu arrière continue de l’handicaper, mais c’est le cas depuis longtemps et cela ne peut tout expliquer. Il l’a d’ailleurs reconnu en conférence de presse : il n’a pas toutes les pièces du puzzle en main.

L’Italien a besoin d’un bon résultat pour tourner la page, mais plus encore. À 42 ans, il n’est plus monté sur le podium depuis 12 courses (hors forfaits), une période inhabituellement longue pour lui. Or, il ne lui reste pas beaucoup de temps pour décider de la suite de sa carrière. S’il se sent assez compétitif, il essaiera de continuer en 2022 ; autrement, il prendra sa retraite. Une réponse est attendue à la mi-saison, d’ici  7-8 Grands Prix. Ça paraît loin, mais ça va vite arriver.

Yamaha au GP du Portugal 2020
Franco Morbidelli : Qualifié 2e, arrivé 3e (+3.298)
Maverick Viñales : Qualifié 8e, arrivé 11e (+18.685)
Valentino Rossi : Qualifié 17e, arrivé 12e (+18.946)
Fabio Quartararo : Qualifié 5e, arrivé 14e (+24.376)

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Crédit photo : Yamaha Motor Racing

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