Zarco : L’expérience Honda l’a « beaucoup aidé à signer chez Ducati »



Pour Johann Zarco, ce qu’il a montré au guidon de la Honda fin 2019 lui a permis de marquer des points auprès des dirigeants de Ducati, qui ont fini par lui proposer un contrat pour 2020.

Des débuts tonitruants sur la Yamaha satellite de chez Tech3, un pari manqué avec la structure officielle KTM, des piges avec le team LCR Honda, l’espoir de rejoindre l’équipe Repsol, la renaissance avec le cuir Avintia et une Ducati vieille d’un an… La carrière de Johann Zarco en MotoGP ne ressemble à celle d’aucun autre pilote.

Plusieurs fois touché, jamais coulé, le Français a su relever la tête et récolte aujourd’hui les fruits de son travail et son abnégation. Monté sur le podium à Brno, cinquième des courses du Mans et d’Aragon 2, il retrouve petit à petit la compétitivité de ses premières années dans la catégorie, et affronte l’avenir avec optimisme. Il sera en 2021 dans le team Pramac Racing, au guidon d’une Ducati équipée des dernières évolutions et avec un soutien conséquent de l’usine italienne.

Son transfert chez Pramac Racing été rendu officiel fin septembre. Une belle revanche chronologique puisqu’un an plus tôt, à la même période, il n’avait plus de guidon du tout. Son aventure chez Red Bull KTM Factory Racing venait de se terminer : Johann Zarco avait décidé de les quitter une fois la saison 2019 terminée, et la firme autrichienne avait ensuite choisi de l’écarter plus tôt que prévu, dès le Grand Prix d’Aragon.

De retour au Motorland Aragon un an plus tard, le double-champion du monde Moto2 a reparlé de cette période dans un podcast Last On The Brakes. Il se souvient avoir eu une sensation de « début de la fin » : « C’était étrange, comme si c’était peut-être la fin. Ça inquiète, parce que je savais que si je manquais les six Grands Prix qui restaient, alors j’allais perdre beaucoup de cette capacité à être rapide en MotoGP. C’était un sentiment d’inquiétude, comme le début de la fin. »

Mais le vent a ensuite à nouveau tourné en sa faveur : Takaaki Nakagami devant se faire opérer, l’équipe LCR Honda lui cherchait un remplaçant pour les trois derniers Grands Prix de la saison – Australie, Malaisie, Communauté valencienne. Ce fut le tricolore. Une double-occasion en or pour Johann Zarco : se prouver qu’il peut toujours être compétitif en MotoGP, et taper dans l’oeil des autres équipes pour trouver un guidon en 2020.

« J’avais besoin de réponses, même à mon sujet. Pendant la saison 2019 des doutes me sont venus sur moi-même, et je ne peux pas toujours être égoïste et sûr de moi, me dire que je sais tout et que la faute venait uniquement de la moto. Donc je me posais aussi des questions sur moi, mais pour avoir des réponses claires il me fallait une moto compétitive. Être sûr que la moto fonctionne était aussi une manière de m’éclaircir les idées. Donc je cherchais une moto sur laquelle je pouvais monter et me dire : la moto va bien, maintenant à toi. La KTM était en plein développement et c’était tout un environnement, je n’étais peut-être pas prêt. Même quand j’essayais et que je me disais que l’homme peut plus que la moto, j’avais du mal donc j’étais un peu perdu. »

Ses débuts sur la Honda ont été relevés, lors du Grand Prix d’Australie disputé dans des conditions de roulage difficiles. Qualifié 14e et arrivé 13e, Johann Zarco trouve sa voie la semaine suivante, en Malaisie. Il rentre en Q2 (9e) et se bat pour la 8e place en course, avant de tomber suite à un mouvement de Joan Mir. L’histoire se termine sur une autre chute à Valence, alors qu’il venait de passer 10e.

S’il n’a pas obtenu les résultats espérés, le Français s’est toutefois prouvé qu’il savait encore tourner la poignée dans le bon sens, et qu’il était capable de rouler dans le top-10 sur une moto qu’il découvrait à peine. Quelques mois plus tard, il est convaincu que ce qu’il a montré au guidon de la Honda a attiré le regard de Ducati. Lui permettant, in fine, de signer son contrat pour 2020 et sauver sa place en MotoGP.

« En Australie ça faisait trois courses que j’étais chez moi. Je faisais du vélo, de la course à pied, mais en arrivant j’ai vu qu’avec la moto ce n’était pas facile. Les gars m’ont donné des conseils et j’ai pu voir des progrès rapides, cela m’a donné un bon feeling et j’étais content devoir qu’avec quelques informations je pouvais le faire. La Malaisie a été mon meilleur week-end avec Honda, je me battais pour le top-8, j’ai chuté mais ce n’était pas ma faute. Ça m’a beaucoup aidé à avoir un contrat Ducati, parce que quand ils ont vu ça, chez Ducati ils ont pensé : ‘Ok c’est un pilote que nous pouvons prendre’. Ça m’a beaucoup aidé. »

Comment Zarco a gagné sa place chez Pramac

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