Dovi-Yamaha, des retrouvailles vouées à l’échec ?



Le style de pilotage d’Andrea Dovizioso n’est pas le plus efficace pour être rapide avec la Yamaha YZR-M1. Et après huit saisons chez Ducati, l’Italien reconnaît avoir du mal à sortir de la situation dans laquelle il est plongé.

14e place à Losail, problème électronique à Mandalika, 20e place après une erreur technique de sa part à Termas de río Hondo, 15e place à Austin après déclassement de Franco Morbidelli arrivé devant lui : le début de saison 2022 d’Andrea Dovizioso se passe dans la deuxième partie du classement. Le triple vice-champion du monde MotoGP n’obtient pas avec la Yamaha les résultats de ses années Ducati. Il signe le pire début de championnat de sa longue (2008-202, puis retour en septembre 2021) carrière en MotoGP.

Que se passe-t-il ? Le déficit de puissance de la moto japonaise lui pose évidemment problème, mais Fabio Quartararo a la même machine et se bat chaque week-end dans le top-10. Pour l’Italien, le problème vient du style de pilotage que demande la Yamaha YZR-M1 pour rouler aux avant-postes.

« La moto a une très bonne direction et offre beaucoup d’adhérence à l’avant, ce qui permet de tourner rapidement et d’avoir de la vitesse de passage. Le problème est qu’il n’y a pas de grip à l’arrière au milieu des virages, et particulièrement à a sortie. On ne peut pas accélérer », a-t-il expliqué après le Grand Prix des Amériques.

« Si on regarde les trajectoires de Pecco et Miller (chez Ducati), par exemple, ils freinent très fort, plongent froit dans le virage, braquent, redressent la moto et accélèrent. Le contraire de ce qu’il faut faire sur la Yamaha. En roulant comme le font Pecco et Miller, ça ne marche pas, et c’est ce que je fais instinctivement. Si on ne freine pas fort, qu’on ne reste pas très large (dans les virages), qu’on ne relâche pas complètement les freins et se laisse tourner, on ne peut pas être rapide avec cette moto. » Il décrit là la vitesse de passage en virage, l’un des points forts de la Yamaha.

Des solutions techniques seront-elles apportées en cours de route ? Il ne s’y « attend pas », car « c’est très compliqué de travailler sur ces aspects et d’améliorer l’adhérence. Cela prend du temps. (…) Le seul travail que je peux faire est de m’adapter au maximum à la moto ». Pas facile, car les habitudes de toute une carrière doivent être remises en question à 36 ans.

Si la vitesse du vétéran italien n’évolue pas, difficile de l’imaginer toujours chez WithU Yamana RNF MotoGP Team en 2023. « Rouler sans être compétitif ne m’intéresse pas », a-t-il encore indiqué après la course d’Austin. Ce qui pourrait poser un problème à l’équipe malaisienne, car la présence du sponsor italien WithU est liée à celle du pilote.

Sans Quartararo, Yamaha n’est nulle part

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