Officialisé mercredi, le format MotoGP pour 2027 a fait réagir les pilotes à Mandalika. Pedro Acosta craint pour la sécurité, Fabio Quartararo réclame plus de roulage, Johann Zarco y voit une chance et Francesco Bagnaia approuve, à condition de garder le warm-up.
Dès l'an prochain, une qualification de 15 minutes réservée au Sprint conclura le vendredi, la Q1 du samedi sera ouverte à toute la grille et le warm-up du dimanche disparaîtra.
Parmi les pilotes interrogés, Pedro Acosta est le plus critique. « De toute façon, on n'a pas vraiment le choix, dit-il. Mais ça va être une année difficile, vraiment dure. Je ne suis pas sûr que ce soit idéal d'avoir des qualifications pour le sprint le vendredi avec 22 pilotes en piste, puis la Q1 à 22, la Q2, le sprint et la course longue. On va se retrouver sous un stress maximal bien trop souvent. Regardez la liste des pilotes : rares sont ceux qui n'ont pas été blessés cette saison. »
Le pilote KTM regrette aussi la fin du warm-up. « Si quelqu'un chute le samedi, comment vérifier que la moto fonctionne ? En dix minutes avant la course, on ne voit rien. Si un truc cloche, ton dimanche est fichu. On devrait plutôt retirer des séances à risque au lieu d'en ajouter. Si on continue comme ça, les carrières des pilotes vont devenir de plus en plus courtes. Pour le nombre de sprints par an, la moitié serait un bon chiffre. »
Fabio Quartararo apprécie la qualification supplémentaire, beaucoup moins le temps de piste. « J'aime bien l'idée des qualifications, c'est l'exercice où je prends le plus de plaisir. Mais le temps de roulage me semble vraiment très court. Avec de nouvelles motos et de nouveaux pneus, il faudrait en ajouter. Avoir une heure complète pour la FP2, ce serait bien. Le souci, c'est que même les essais libres risquent de ressembler à des qualifications. Quant à la suppression du warm-up, honnêtement, ça m'est égal. »
Johann Zarco, lui, y voit une carte à jouer. « On aura visiblement un peu moins de temps pour préparer les courses, mais si la Honda fonctionne bien l'an prochain, mon expérience pourrait devenir un vrai atout. Si j'ai une bonne moto, le fait que les autres aient moins de temps pour peaufiner leurs réglages peut tourner à mon avantage. »
Francesco Bagnaia est le plus favorable, avec une réserve. « J'aime bien, je trouve que c'est une amélioration. Le seul bémol, c'est qu'il faut absolument garder le warm-up. En cas de chute pendant le sprint, on a besoin de vérifier que tout est prêt et sûr. On demandait depuis longtemps deux séances de qualifications distinctes pour les deux courses. On a simplement demandé à réintégrer le warm-up. Ils devaient en parler avec les équipes, mais je pense que c'est tout à fait faisable. »