Martin piégé par la pression de son pneu : « La victoire était déjà faite »
En tête du Sprint du GP d’Indonésie pendant plus de la moitié de la course, Jorge Martin a dû couper à cause d’une pression trop basse de son pneu avant. Quatrième au final, il perd la tête du championnat au profit de Marc Marquez.
Le pilote Aprilia a profité de la chute de Raul Fernandez et Marco Bezzecchi au premier virage pour prendre les commandes. À mi-course, il comptait plus d’une seconde et demie d’avance sur Marquez, avant de ralentir pour le laisser passer à cinq tours de la fin. « Je n’ai pas pris un super départ, mais il y a eu des chutes au premier virage, donc c’était facile pour moi de prendre la tête, explique-t-il. Ensuite, j’ai poussé et j’ai réussi à creuser un gros écart sur Marc. À partir de là, j’essayais juste de gérer. Mais je me suis rendu compte que j’étais sous la pression minimale. J’ai essayé de charger davantage l’avant pour faire chauffer le pneu, mais je n’étais pas dans la bonne fenêtre. »
Et d'ajouter : « J’ai donc dû laisser passer Marc, et à partir de là, tout est devenu un peu compliqué. J’essayais de rester près de lui pour tenter quelque chose dans le dernier tour, et c’est pour ça que j’ai fait une erreur à deux tours de la fin. Toutes mes chances se sont envolées. »
Martin garde confiance pour dimanche. « Je pense avoir une grosse opportunité demain. Je suis rapide, c’est le plus important. J’ai pu mener avec beaucoup de confiance. Marco et Fernandez seront sûrement très forts demain, mais je pense qu’on peut se battre pour le podium. »
Suivi par Marquez lors de son run en Q2, l’Espagnol assure ne pas s’en être soucié. « Je ne suis pas nerveux quand j’ai quelqu’un derrière moi. Mon premier run n’était pas bon, donc je devais faire mon tour. Ça m’était égal qu’il soit derrière ou non. J’ai presque réussi à le semer, donc c’était bien (rires). »
Pour lui, la victoire lui tendait les bras. « La victoire était déjà faite. Le plus dur, c’était de gérer, et ce n’était pas quelque chose que je pouvais contrôler. Si la pression de mon pneu est sous la limite du règlement, je dois attendre les autres pilotes. Je me sens compétitif, je me sens rapide, pas seulement ici mais sur tous les circuits. Je dois continuer avec ma discipline, et les résultats viendront. »