Pourquoi tout est encore (grand) ouvert pour le titre MotoGP 2022



À la trêve estivale, Fabio Quartararo mène le championnat du monde MotoGP avec 21 points d’avance sur Aleix Espargaro et 58 sur Johann Zarco. Mais le Français a tout sauf course gagnée, et à neuf Grands Prix du terme, le suspense reste entier. Quatre points pour comprendre pourquoi.

Parce que 45 % des points sont encore à prendre

« Seulement » 11 des 20 Grands Prix du calendrier ont été disputés. Autrement dit : 275 des 500 points ont été distribués, et il en reste 225 à prendre. Le leader Fabio Quartararo ayant 172 unités à son actif, cela signifie que la totalité des pilotes du plateau peuvent encore mathématiquement être titrés. Et dans les sports mécaniques plus qu’ailleurs, rien n’est jamais terminé tant qu’une possibilité existe encore.

Parce que le calendrier comporte des pièges pour Yamaha

Une pénalité à exécuter pour Fabio Quartararo à Silverstone, un circuit de Spielberg qui avantagera la Desmosedici avec ses lignes droites omniprésentes, un MotorLand Aragon où El Diablo n’a jamais fait mieux que cinquième en MotoGP, une finale à Valence où Ducati a signé un triplé l’an dernier : plusieurs des pistes sur lesquelles se rendra le championnat dans les prochaines semaines pourraient causer des soucis au leader français. Avec Johann Zarco, Francesco Bagnaia et Enea Bastianini aux rangs trois à cinq du championnat, Ducati va devoir saisir ces opportunités de réduire l’écart au classement général.

Parce qu’on passe vite de héros à zéro

Fabio Quartararo et Aleix Espargaro sont dans une dynamique positive, mais il n’est écrit dans nul marbre qu’il en sera ainsi jusqu’au terme de la saison. Le passé récent regorge d’exemples démontrant que les vainqueurs d’hier peuvent être les perdants de demain. Francesco Bagnaia en est la preuve : il est monté sur cinq des six derniers podiums de la saison 2021, et a ensuite dû attendre le sixième Grand Prix pour gagner en 2022. Une erreur lors d’une course, et ce sont 25 points potentiellement perdus. Sans parler du scénario blessure et forfait, que personne ne souhaite à l’un des pilotes de la grille, mais qui ne peut être écarté.

Parce qu’on revient sur des circuits où on a pas roulé depuis trois ans

Motegi, Buriram, Phillip Island et Sepang sont de retour au calendrier, après avoir été tenus éloignés du programme ces deux dernière saisons en raison de l’épidémie de Covid-19. Le championnat ne s’est pas rendu sur ces terres asiatiques et océaniques depuis 2019. Les prototypes ont évolué, les pilotes ont changé, et les prédictions sont ainsi difficiles à établir. Ce qui apporte une certaine dose d’imprévisibilité à ce qu’il pourrait se passer.

Assen, Championnat : Espargaro revient à 21 points de Quartararo

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