Dall’Igna après l’Indonésie : « Un obstacle majeur est derrière nous »
Au lendemain du GP d’Indonésie, Luigi Dall’Igna a dressé sur LinkedIn un bilan positif d’un week-end pourtant difficile pour Ducati. Le directeur général de Ducati Corse salue la gestion de Marc Marquez, qui repart de Mandalika sans avoir perdu de terrain au championnat.
Vainqueur du Sprint, Marquez a terminé sixième de la course, remportée par Marco Bezzecchi devant Raul Fernandez et Jorge Martin. Troisième, Martin a repris la tête du championnat avec 355 points, deux de plus que Marquez, à cinq week-ends de course de la fin.
« Ce n’était clairement pas un week-end facile pour nous, et pourtant, à mon avis, il est positif, estime Dall’Igna. Il apporte une nouvelle énergie, pas celle d’une victoire bien sûr, mais celle qui vient de la capacité à saisir les opportunités, à serrer les dents et à marquer des points précieux, même sur la défensive. »
Pour l’ingénieur italien, l’essentiel est préservé. « La sixième place peut sembler modeste, mais combinée à la victoire de samedi, elle nous permet de repartir d’ici avec un retard au championnat totalement inchangé. On a limité les dégâts grâce au talent et à l’expérience, sur une piste qu’on savait difficile, peut-être la pire pour nous, et clairement favorable à nos adversaires. » Il rappelle au passage que Marquez n’avait jamais vu l’arrivée d’une course du dimanche à Mandalika.
Dall’Igna ne tarit pas d’éloges sur son pilote. « Il y a tellement du talent de Marc dans ce week-end : être prêt au moment décisif pour arracher une première place inattendue, et avoir l’intelligence de gérer les moments critiques quand la moto n’est pas la plus forte du plateau, en tirant le maximum de chaque situation, même la plus défavorable. »
Il reconnaît toutefois les limites de la Desmosedici en Indonésie. « Un obstacle majeur est désormais derrière nous, sans dégâts. On se sent même plus forts et mieux préparés. Cela dit, ce GP a été difficile pour Ducati dans son ensemble, comme le confirment les résultats de nos autres pilotes. Notre rythme n’était pas au niveau des meilleurs, donc on a dû s’adapter, sans perdre l’inspiration, en regardant plus loin. »
Place désormais au sprint final. « Chaque course est maintenant décisive pour le titre. Ça peut sembler un cliché, mais c’est tellement vrai ! Il n’y a jamais eu un écart aussi serré à ce stade du championnat : un vrai spectacle. Que le meilleur gagne, avec l’esprit sportif et la loyauté que notre beau sport mérite. »