Parti 19e, Johann Zarco a terminé treizième du GP d’Indonésie et ramène trois points. Le pilote LCR Honda se dit frustré de devoir garder de la marge, et redoute l’Australie face aux Aprilia.
Le Français tire un bilan mitigé de sa course. « Je suis dans les points, content de terminer, content d’avoir eu à un moment un beau rythme, mais frustré de ne pas avoir pu me sentir bien. C’est positif d’avoir du rythme, mais il y a des zones où je dois garder une marge, trop de marge. Je le sens en pilotant : je ne peux rien me permettre, parce qu’il y a trop de risque de chute, et c’est dommage. »
Il a aussi bataillé avec Enea Bastianini, finalement dixième. « Ce sont des styles différents, des motos différentes, mais il a un point fort qu’il n’arrive pas toujours à exploiter tout de suite. Quand il l’a, il fait toujours de très belles remontées. Et quand tu vois qu’à un moment, je peux avoir plus de rythme que lui et que pourtant je bute derrière lui, c’est qu’on a un souci. Si ça devient le seul souci, il faut vraiment se concentrer là-dessus pour passer un cap, parce que le reste de la moto s’est bien comporté, sauf dans les trois derniers tours. Mon pneu arrière s’est mis à vibrer, j’ai cru que j’avais crevé, et il a fallu rendre la main. Heureusement, j’avais presque cinq secondes d’avance sur le pilote derrière moi. »
Sa qualification a pesé lourd. « Vu le rythme que j’avais en course, si je m’étais qualifié dans les douze premiers, j’aurais certainement fini dans le top 10. On est partis de trop loin dans les réglages, on n’avait pas la vitesse en début de week-end, et ça ne nous a pas aidés. »
Pour son premier week-end aussi chaud depuis son retour de blessure, le physique a tenu. « Je suis très content de la gestion physique. L’an dernier, j’étais trop fatigué ici. Ce week-end, j’ai gardé une bonne énergie à chaque départ, je me sentais prêt à attaquer, sans avoir le sentiment que j’allais subir. C’est cool de gérer un week-end aussi chaud. »
Direction maintenant Phillip Island, théâtre de sa première victoire en MotoGP en 2023, mais sans grand optimisme. « Vu l’avantage qu’ont les Aprilia dans les virages rapides, j’ai le sentiment qu’on ne pourra pas lutter. On ne s’est même pas battus avec elles ici, mais on a une sorte de déficit dans les virages rapides. Comme c’est un grand circuit, ça va être dur d’accepter de passer moins vite dans ces grandes courbes. Ça, c’est la pensée négative. Il faut juste que je fasse un reset pour arriver là-bas avec des pensées positives. J’espère qu’une météo clémente nous permettra d’attaquer avec des pneus corrects. »