
Épaulée par Xavier Simeon, Justine Pedemonte sera l’une des cinq françaises engagées en championnat du monde féminin de vitesse au Round de France.
Du 5 au 7 septembre se tiendra la cinquième et avant-dernière épreuve de la saison 2025 du championnat du monde féminin de vitesse (WorldWCR) sur le circuit de Nevers Magny-Cours. Et pour cette épreuve tricolore, la France sera présente en force avec cinq représentantes. Aux côtés de Lucie Boudesseul, Ornella Ongaro, et Émily Bondi, Justine Pedemonte fera ses débuts en mondial en tant que wildcard soutenue par le Fédération Française de Motocyclisme, tout comme sa compatriote Line Vieillard.

Après avoir fait ses armes en Supersport 300, Justine Pedemonte évolue cette année en Supersport en FSBK (championnat de France Superbike). Àgée de 18 ans, elle occupe la troisième place du classement provisoire dans la catégorie Challenger avec 129 points au compteur. Bien que pilote Honda, elle a obtenu l’autorisation de la marque pour courir en WorldWCR sur une Yamaha R7.
Depuis l’an dernier, elle est coachée et accompagnée de Xavier Simeon, ancien pilote en Grand Prix et champion EWC. « Je travaille avec Justine depuis la manche FSBK de Carole en 2023. C’est Florian Marino, qui l’accompagne depuis longtemps, qui nous a mis en contact, et depuis, on ne s’est plus quittés. La collaboration se passe très bien, c’est un vrai plaisir de bosser avec elle. »
Un défi sur Yamaha R7, sans pression de résultat
Au sujet de la wildcard, le Belge d’ajouter : « C’est la FFM qui lui a proposé, ce qui est logique vu ses très bons résultats actuels en Supersport. Même si elle ne connaît pas encore bien la Yamaha R7, c’est une super opportunité à saisir. On a pu faire deux journées d’essais à Magny-Cours pour qu’elle prenne en main la moto et qu’elle comprenne un peu les différences avec la 600. Donc elle ne partira pas de zéro, mais le week-end de course reste très différent. »
Selon Xavier Simeon, pas d’objectif particulier durant la manche nivernaise. « Le format est court et intense : 25 minutes d’essais libres, 25 minutes de qualif, deux fois 10 minutes de warm-up et deux courses, détaille-t-il. Il faudra être dedans tout de suite. C’est difficile de fixer un objectif clair, car c’est une première dans ce contexte et on ne sait pas encore vraiment où elle peut se situer. Le but, c’est surtout qu’elle prenne du plaisir et qu’elle fasse le meilleur résultat possible. »
Photos : FFM et via Xavier Simeon