Avec 44 points d’avance sur Jorge Martin, Marc Marquez disposera au Qatar de sa première balle de match pour le titre. Le pilote Ducati refuse pourtant de se projeter.
« On est plus proches, mais c’est encore loin. Il ne reste que trois courses, mais il y aura encore beaucoup de moments forts. Notre mentalité reste la même qu’en Malaisie : attaquer. »
L’Espagnol se méfie avant tout de la casse. « L’an dernier, je me sentais très bien à Lusail, donc on verra ce qu’on peut faire ici. On va essayer de trouver le rythme dès la FP1. Le plus important est de terminer les deux courses. »
Il assure ne pas ressentir de pression supplémentaire. « Je ressens la même chose. Pendant de nombreuses années, je me suis battu pour le titre lors des dernières manches. C’est beaucoup plus difficile parce qu’on sent la tension et qu’il est plus dur de contrôler ses nerfs. Dans ma tête, c’est encore loin, il reste beaucoup de travail. »
Le déclic remonte à l’été. « Au Sachsenring, j’ai senti qu’on était de nouveau dans le coup. Après le Mugello, j’étais très loin, mais mes adversaires m’ont donné l’occasion de me battre à nouveau pour le championnat. Dans la seconde moitié de la saison, tout s’est resserré et on était plus rapides à chaque course. »
Quant au contexte géopolitique, il a pris ses précautions. « J’aimerais être ailleurs, c’est pour ça que je suis arrivé le plus tard possible et que je repartirai dès que possible. Mais je suis prêt à courir et concentré. »