Zarco trahi par sa Honda à Sepang : « Tu sens que tu fais partie des bons »
Septième et en pleine bagarre, Johann Zarco a été contraint à l’abandon par un problème technique à trois tours de la fin du GP de Malaisie. Le pilote LCR retient surtout une course aboutie.
« C’était vraiment bien, confie Johann Zarco à son point presse. Les premiers n’étaient pas très loin, et ça, j’aime bien. C’est un peu comme le Sprint de Spielberg, où tu sens que tu fais partie des bons, et ça fait vachement de bien. Ne pas terminer à cause d’un problème technique ne me fait pas trop de mal, parce que je ne joue rien au championnat. Un bon départ, de la bagarre au premier tour, du rythme : il y avait tout. Même derrière Enea, je gérais tous les éléments, comme me décaler pour faire respirer le pneu avant. »
Il n’aurait toutefois pas pu suivre Bastianini jusqu’au bout. « À trois tours de la fin, je commençais à avoir le problème, donc je ne pouvais plus le suivre. J’aurais pu conserver la septième place, mais pas rester près de lui. Il finit dans le top 5 grâce à l’erreur de Bezzecchi, et ça aurait été beau d’être là pour jouer ça. » La panne était nette : « Plus de puissance. La moto ne montait plus en régime. »
Le Français évoque aussi une douleur à l’avant-bras qui le gêne depuis plusieurs courses. « Je n’ai pas l’impression que ce soit un syndrome des loges, plutôt une petite tendinite. Sans douleur, je pourrais peut-être garder quelques dixièmes par tour. Je ne sais pas s’il faudra opérer cet hiver, je vais en parler avec un médecin. »
Enfin, il se rendra au Qatar sans crainte pour sa sécurité. « Si on a un problème là-bas, ce sera pour rentrer, mais je ne pense pas que nos vies soient en danger. Les ambassades déconseillent d’y aller pour du tourisme, mais disent qu’on peut y aller en cas de nécessité. Est-ce que faire des courses de MotoGP, c’est une nécessité dans la vie ? Ça, c’est une autre question. »