Absent des quatre derniers Grands Prix, Joan Mir fait son retour en Malaisie. Le pilote HRC révèle avoir souffert de problèmes de vision et d’une fatigue extrême, qui l’ont contraint à s’arrêter après Misano.
« Je suis tellement content d’être de retour, a lâché Mir à son point presse jeudi à Sepang. J’avais simplement besoin de m’arrêter, parce que j’avais des problèmes de vision. Au début, on ne savait pas vraiment ce qui se passait. C’était lié à de la fatigue, mais assez extrême, et ça empirait de course en course. J’ai été contraint d’arrêter. J’ai ensuite suivi un traitement avec le Dr. Charte, et petit à petit, je me suis senti mieux. Mentalement, c’était dur, parce que ce n’était pas comme un os, où l’on connaît à peu près les délais. L’important, c’est que je suis là et que je me sens prêt pour les quatre dernières courses. »
L’origine du problème est désormais identifiée. « Je pense que c’était lié à un problème de vision que j’avais eu par le passé. Le stress des courses l’aggravait, et la fatigue venait de là aussi. On a fait beaucoup d’examens pour le comprendre (...). Je veux remercier Honda, Alberto et tout le staff, parce qu’ils ont été très respectueux et m’ont aidé dans tout ce dont j’avais besoin. »
Sa reprise s’est faite par paliers. « Chaque jour, je pouvais en faire un peu plus. J’ai repris l’entraînement à 50 %, puis 60 %, et la semaine dernière, beaucoup à 100 %. J’ai aussi pu rouler en flat track et voir que tout allait bien, les réflexes et tout ce qui concerne l’œil. Je suis revenu à ma normale d’avant, pas à celle de ces derniers mois. »
Rester à la maison n’a pas été simple. « Le Japon a été douloureux, parce que c’est un circuit que j’aime beaucoup et où la moto fonctionne plutôt bien. Tu veux toujours faire partie du jeu, mais quand tu ne te sens pas bien, ça n’aide pas, parce que tu n’es pas prêt. »
Avec le recul, l’Espagnol comprend mieux sa saison. « Complètement. J’ai maintenant beaucoup de réponses à des choses qui se sont passées. Je les garde pour moi, mais ce sera très important pour l’avenir. »
Reste à confirmer en piste. « On verra demain. Ce n’est pas la même chose de rouler avec une moto d’entraînement qu’à la vitesse d’ici. Mais je me sens beaucoup mieux qu’avant, donc je m’attends à me sentir bien. »