Honda pense à Joan Mir



Honda cherche un nouveau pilote capable de gagner, à mettre aux côtés de Marc Marquez en 2023. Joan Mir fait partie de ceux qui sont sur sa liste.

Elle semble loin, l’époque où Honda dominait le championnat du monde MotoGP. Le géant japonais a connu des saisons 2020 et 2021 très compliquées, avec des bilans très éloignés des objectifs initialement fixés. En cause notamment : les blessures de Marc Marquez depuis l’été 2020, et les difficultés des autres pilotes à maîtriser la Honda RC213V. De fait, si on retire l’octuple champion du monde de ces deux dernières campagnes, le HRC arrive à un total de deux poles, trois podiums et aucune victoire.

Marc Marquez est signé jusqu’à fin 2024, mais au Japon, on a compris qu’on ne pouvait plus s’en remettre seulement à lui. Car en cas d’absence du numéro 93, personne n’est là pour sauver les meubles. Cette situation de dépendance a trop duré, et Honda a décidé de changer les choses. D’où la construction d’une RC213V totalement différente pour 2022, afin de mieux s’adapter aux autres styles de pilotage. Mais aussi la recherche de nouveaux hommes pour 2023.

Fabio Quartararo est sur la liste, mais pas que. Le HRC s’intéresse aussi au précédent champion du monde, Joan Mir, dont le contrat avec Suzuki expire fin 2022.

Vainqueur en 2020, l’Espagnol n’est pas parvenu à doubler la mise en 2021. La raison principale, d’après lui : sa Suzuki GSX-RR n’a pas (ou peu) évolué, alors que les adversaires ont tous progressé. Ses plaintes ont été écoutées, car Suzuki a apporté des nouveautés à son modèle 2022, testé à Jerez, en novembre. Nouveau moteur, nouveau châssis, nouveau bras oscillant, nouveaux ailerons : « quelque chose change dans le bon sens, Suzuki fait du bon travail », a-t-il félicité en Andalousie. Joan Mir s’est dit « optimiste » quant à la suite, tout en restant prudent, rappelant que les portes de la prochaine saison ne faisaient que commencer à s’ouvrir.

2021 est terminé, 2022 se prépare, mais 2023 se négocie déjà. D’où l’importance, pour les marques, de satisfaire les pilotes qu’elles souhaitent conserver. Chez Suzuki depuis 2019, Joan Mir a fait passer le message à ses employeurs : il est prêt à écouter les autres (« Il est important de tâter un peu le marché, voir ce que nous pouvons faire »), mais restera là où il est s’ils font le travail qu’il demande. Un travail sur la moto, mais aussi en termes d’état d’esprit : la volonté de conquérir le titre.

« J’ai confiance en Suzuki, a-t-il ajouté. Je sais que je n’ai pas tout dit ici, même si en 2020 nous avons pu gagner et nous battre pour les premières places en 2021, mais je crois que je dois revendiquer le titre de 2020. Je le sens comme ça. Je ne sais pas ce que je ferai, mais si je vois que Suzuki veut la même chose que moi, je resterai sûrement. »

2023 : Le message de Mir à Suzuki

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