Quartararo redoute un week-end compliqué au Brésil « Ce ne sera pas mieux qu'en Thaïlande »
Alors que le MotoGP retrouve le Brésil pour la première fois depuis vingt ans, Yamaha devrait connaître un nouveau week-end compliqué.
À Goiânia, aucune des équipes de la grille n'a encore accumulé des données en piste, et toutes partiront de zéro. Le tracé quant à lui, est assez court, 3,84 kilomètres à peine.
Deux facteurs qui en théorie, auraient pu aider Yamaha à se rapprocher de ses adversaires. Iwata accusant un déficit de performance net par rapport à la concurrence en Thaïlande, lors de la manche inaugurale de la saison.
Pour autant, Fabio Quartararo reste lucide : « En regardant le type de virages, les lignes droites et les freinages ici, ça va être très compliqué. Ce sont des virages très serrés, et on a du mal à faire tourner la moto. »
L’équipe a bien organisé des essais privés à Jerez après ses déboires à Buriram, mais aucune évolution notable n’en est ressortie. « Rien n’a vraiment été testé, regrette le Niçois. Donc je ne pense pas que ce sera mieux ou qu’on aura plus de connaissances qu’en Thaïlande. »
Il poursuit : « Il n’y a pas un seul point sur lequel on se sent forts. Les ingénieurs essaient surtout de trouver des changements possibles pour améliorer le ressenti, mais en général c’est la même chose pour tout le monde. »
Une course éprouvante pour Quartararo
En amont des premières séances, Fabio Quartararo anticipe également une course usante avec 31 tours à couvrir. Celle-ci sera la plus longue depuis les 32 au programme à Laguna Seca, en 2013.
« Honnêtement, mentalement, c’est mieux d’être sur un grand circuit comme Silverstone avec vingt tours que sur un petit tracé avec trente, lâche encore le Tricolore. Quand tu en as déjà fait dix et qu’il en reste vingt, c’est long et un peu ennuyeux. »
Malgré ces difficultés, le Niçois garde le sourire grâce à l’ambiance qui accompagne le retour du MotoGP au Brésil : « Je suis heureux d’être ici, confie Quartararo. Sur la piste, si tu galères, tu galères, que ce soit au Brésil ou ailleurs. Mais c’est vrai que j’adore ce pays, et l’énergie qu’il y a autour de ce Grand Prix est incroyable. »