Zarco à Phillip Island : « Je veux kiffer mes dernières courses sur la 1000 »
Vainqueur à Phillip Island en 2023, Johann Zarco retrouve le circuit australien pour la dernière fois avant le déménagement de l’épreuve à Adélaïde.
Le plaisir a commencé avant même de prendre la piste. « Il y a déjà du plaisir avant la course. Être venu avec mon père et mon oncle pour leur faire découvrir cette île et ce circuit, c’est assez exceptionnel. J’ai fait la parade, c’est sympa d’arriver avec tous les motards : on était presque 1000 pour rejoindre le circuit. Ça fait une bonne ambiance, ce sont de bons moments de moto, surtout quand il fait beau. »
Le Français veut surtout savourer la fin de l’ère 1000 cm³. « J’ai envie de kiffer toutes mes dernières courses sur la 1000. J’ai envie de les prendre à fond, parce que cette moto est tellement exceptionnelle en termes de puissance. Comme j’ai pu essayer la 850, je sais qu’il y aura moins de chevaux. Je me suis dit que je ne conduirai plus de moto aussi puissante jusqu’à la fin de ma carrière. C’est pour ça que je me dis : prends tout ce que tu peux prendre. Mais il y a plus une envie de gagner ou de faire un super résultat que de chercher le plaisir dans les virages. Les deux doivent aller ensemble, et s’il y a une opportunité, ça vaut le coup de la saisir. »
Après un week-end difficile en Indonésie, Zarco reste prudent sur le potentiel de la Honda. « On a pris un coup au moral. Mandalika, ça a été très compliqué, on ne s’attendait pas à ce que ce soit si dur. Le rythme en course était plutôt bon, mais on a mis tout le week-end à trouver une base de réglages. C’est curieux, parce qu’on a enchaîné Motegi et Mandalika et on a été complètement perdus. Ça veut dire que notre base ne s’adaptait pas à deux circuits différents. On verra ici ce que ça donne. »
La météo annoncée pourrait rebattre les cartes. « Clairement, dans des conditions normales sur le sec, que le grip soit bon ou non, on n’a aucune chance face aux Aprilia. Même face aux Ducati, mais les Aprilia, s’il fait beau, seront dans les quatre premiers. Justement, il ne va pas forcément faire beau, donc il y a peut-être un coup à jouer. Si c’est de la pluie, du vent et 10 degrés, ce sera peut-être même inroulable. Mais dans des conditions mouillées acceptables, il y a sûrement quelque chose à faire. »
Pas de nostalgie, en revanche, à l’idée de quitter Phillip Island. « Je suis content de découvrir une autre ville, une autre ambiance, un autre public aussi, sûrement très passionné. Je pense qu’il y aura plus de monde à Adélaïde. Et ce sera bien pour faire goûter le MotoGP à une génération plus jeune. »