Après un week-end marqué par une piste qui s'effrite et un programme tronqué, le promoteur du Grand Prix du Brésil s'est expliqué.
Avant d'aborder les sujets qui fâchent, l'organisation donne les chiffres de fréquentation. L'attente était forte, le public a suivi. « Nous sommes très fiers d’avoir ramené le MotoGP au Brésil. Après plus de vingt ans d’absence, des millions de fans brésiliens ont enfin pu revivre l’émotion de voir les plus grands talents de la discipline en action. » Les portiques ont enregistré 148 384 entrées sur le tracé de Goiânia. En parallèle, plus de 90 000 personnes se sont massées dans les différentes fan zones de la région.
Le promoteur insiste d'abord sur les moyens déployés en amont. Il évoque l'appui d'experts venus de la Formule 1 et un resurfaçage total censé respecter les standards de la FIM. Sauf que la piste s'est disloquée. « Malheureusement, en raison de fortes pluies, un incident s’est produit à un endroit précis du circuit, lorsqu’un système d’évacuation des eaux usées situé sous la piste s’est effondré. »
Sur la dégradation du bitume dimanche, cause directe de la réduction de la course : « Le dimanche, à cause des températures élevées, une section du côté gauche du virage 12 a montré des signes de détérioration liés à des problèmes d’application du revêtement, provoquant certaines difficultés pour les pilotes et les équipes. »
Cap sur 2027
Conscientes du tollé provoqué dans le paddock, les autorités promettent de rectifier le tir. « Nous analysons déjà en détail les points identifiés et travaillons en étroite collaboration avec toutes les parties concernées afin de mettre en œuvre les améliorations nécessaires à l’infrastructure du circuit Ayrton Senna. Nous restons pleinement engagés à offrir des conditions encore meilleures aux équipes et aux pilotes lors du retour du MotoGP au Brésil en 2027. »