Johann Zarco revient sur une course frustrante où le manque de rythme sur le sec, un départ chaotique et une erreur au freinage ont freiné ses ambitions.
Pilote le plus rapide du vendredi après-midi, disputé sur piste humide, Johann Zarco a vécu un Sprint frustrant sur le sec. Le pilote Honda reconnaît ne jamais avoir trouvé le rythme dans ces conditions et toujours souffrir d'un manque d'aisance au guidon de sa RC213v.
Une situation d’autant plus amère qu’il souhaitait se montrer incisif en début d’épreuve avant de voir ses efforts anéantis par l'erreur d'un concurrent. Sa course fut en effet compromise dès les premiers hectomètres, lorsqu’un incident devant lui l’a forcé à se relever.
« Je me suis concentré pour être entre Aldeguer et Álex Márquez, c’était exactement la place où j’étais. Et Aldeguer s’est mis en travers devant moi. Donc j’ai coupé, j’ai tourné à gauche et j’ai dû perdre au moins deux lignes », explique-t-il devant la presse en fin de journée. « Après j’ai fait de beaux dépassements, mais quand tout le monde prend son rythme, je ne suis pas bien sur cette moto. Je dois rester calme. »
Il poursuit : « Ce qui est bien ici, c’est que ce n’est pas un circuit de freinage. Donc les problèmes sont ailleurs. L’an dernier j’étais très fort sur le freinage, et maintenant c’est ma pire zone. On verra pour demain. »
Sa chute en milieu de course n’a toutefois aucun rapport avec ce manque d'aisance : « Ma chute, Raul me passe, et au freinage j’ai été aspiré par lui donc je n’ai pas pris la corde. D’être à l’extérieur, ça fait directement perdre l’avant, parce que la piste est plus sale », raconte-t-il.
Pour autant, l’espoir n’a pas disparu. Le pilote garde en tête les conditions changeantes qui pourraient rebattre les cartes : « Je ne prie pas pour de la pluie, mais s’il pleut et qu’on peut aller chercher le podium ou la victoire, il faut rêver », sourit-il.