Tombé en attaquant, reparti pour finir dernier, Fabio Quartararo n'a pas ramené le moindre point du Sprint de Misano. Mais entre des chronos corrects et une matinée aux portes de la Q2, le Français garde espoir pour dimanche.
Le résultat brut est cruel, mais la lecture de Quartararo l'est beaucoup moins. « Les chronos étaient bons, pose-t-il. Malheureusement, sur ce circuit, on fait un peu le yo-yo : on perd énormément en ligne droite et dans les zones de freinage, on est vraiment à la limite sur l'avant. J'ai vu une opportunité, j'y suis allé, mais on n'arrive pas à s'arrêter avec l'arrière et j'étais beaucoup trop sur l'avant. Ça n'est pas passé, mais au moins on a essayé. »
L'attaque manquée sur Diogo Moreira, il l'assume entièrement. « De toute façon, aujourd'hui, j'aurais marqué zéro point. Je ne pouvais pas aller plus vite que Marini et je savais que j'avais Johann derrière, donc j'étais obligé d'essayer de passer Diogo. J'ai donné le maximum. »
Et au sujet de la course après sa chute, le Niçois d'ajouter : « Je n'avais rien de cassé sur la moto, juste le levier un peu relevé. Je voulais voir le potentiel du soft pour demain, si c'était jouable ou non. La dégradation du pneu, comment on la gère : ce sont des informations utiles pour la course. »
Misano réussit mieux à sa M1 qu'Aragon. « Ici, on a plus de grip, on arrive à être un peu plus confiant. Mais c'est pareil pour tout le monde. Le gap est très similaire, au moins une seconde en qualifs. Et cette piste, on ne dirait pas, mais en moteur, c'est plus exigeant qu'Aragon. On sait qu'une grosse partie du retard est là. » Quartararo s'autorise malgré tout un pronostic : « ça peut faire quelque chose d'intéressant » dimanche.