Johann Zarco arrive à Misano avec une idée simple, celle de reproduire l'état d'esprit qui a marché à Aragon.
« Il y a eu une approche différente, peut-être moins d'attente. Au fond de moi, je me disais qu'il y avait moyen de bien faire, parce que je me sentais plutôt bien. Mais le fait que les gens autour aient peu d'attentes m'a peut-être aidé à rester cool, à me mettre moins de pression sur la moto, analyse Zarco au sujet du GP d'Aragon. C'est à réfléchir : prendre un peu cette approche pour Misano, être un peu plus libéré et mieux piloter. C'est l'idée de ce week-end. »
Physiquement, le genou a tenu le choc du Grand Prix. Le vrai défi est ailleurs : « C'est l'exigence physique qui fait que la récupération est vraiment nécessaire, elle prend plusieurs jours. Quand les courses s'enchaînent, tu ne recharges jamais assez et ça devient de plus en plus dur. C'est ça qu'il faut gérer pour bien faire sa saison de 22 courses. »
Sur la moto, aucune restriction : « en moto, il n'y a aucune limite, » mais l'Azuréen ne cache pas que son genou reste fragile. « Il peut se déstabiliser et sortir. Même dans ma chute, il n'est pas sorti, il y a un truc qui a cassé, mais il ne s'est pas disloqué. C'est assez surprenant. » Conséquence : un entraînement ajusté, moins d'appuis et « pas de snowboard cet hiver ». Et une question qui restera ouverte au-delà de la saison : « Je me demande s'il sera parfait tant que je n'opère pas. Ce n'est même pas une épée de Damoclès, mais sur les années qui arrivent, si je n'opère pas, ça peut être un risque supplémentaire. » En cas de chute, Zarco assume : « Ça pourrait créer une gêne qui ne serait pas venue avec un genou normal. Mais ça, ce n'est pas prévu de tomber ! »