Jerez, Espargaro (3e) : « Incroyable, presque plus émouvant que la victoire en Argentine »



Troisième du Grand Prix d’Espagne, Aleix Espargaro a décroché à Jerez un troisième podium sur les quatre dernières courses disputées. De quoi l’inscrire dans la lutte pour le titre de champion du monde MotoGP 2022, à l’approche du tiers de la saison.

Qui, il y a encore quelques mois, aurait parié sur le fait qu’après six Grands Prix, Aleix Espargaro serait deuxième du championnat du monde MotoGP avec trois podiums au compteur ? Des mois et années de travail sont en train de payer, et le résultat du pilote de Granollers à Jerez en a été une nouvelle démonstration.

Arrivé troisième ce dimanche, il est monté sur la boîte pour la première fois de sa carrière sur la piste andalouse. « Ce podium m’a presque plus ému que la victoire en Argentine, car ce que nous arrivons à faire est incroyable, a-t-il raconté à la télévision nationale DAZN après l’arrivée, avant de continuer sur la même ligne en conférence de presse. Je me suis rappelé de quand j’étais petit et que je venais à Jerez, en championnat régional ; et maintenant j’arrive à me battre pour le championnat en MotoGP ici. »

« Être à 7 points de Fabio, devant un circuit plein à craquer, et arriver à faire podium en se battant avec Jack et Marc… C’est incroyable, poursuit-il. On essaie de rendre les choses normales, que ces résultats soient normaux et que maintenant on se batte pour le championnat. Mais ce n’est pas normal. C’est de la folie et je suis très heureux. »

Troisième sur la grille, Aleix Espargaro a glissé au cinquième rang au départ. Une sortie de grille manquée qui a conditionné une partie de sa course : il était plus rapide que Jack Miller et Marc Marquez, estime-t-il, mais n’a pas réussi à les doubler avant le 21e tour. À ce moment-là, Francesco Bagnaia et Fabio Quartararo étaient déjà loin devant.

« J’étais derrière Jack et Marc, je ne pouvais pas les doubler. Et j’étais vraiment en colère car je voyais que je pouvais être plus rapide qu’eux en virage, j’avais beaucoup plus de traction, mais Marc freinait très bien. Je me suis dit : ‘Aujourd’hui, ce sera cinquième’. Mais je savais que je devais être là, pour si l’un d’entre eux commettait une erreur. Je voyais qu’ils étaient chaque fois plus à la limite et qu’ils allaient faire une erreur. Quand c’est arrivé, j’ai tout donné, fait les trois derniers tours une demi-seconde plus vite, et j’ai pu créer un écart. »

Sans cela, le Catalan pense qu’il avait une chance de rester avec les leaders. « Le talon d’Achille de l’Aprilia est l’embrayage. Je pars mal à chaque course. Bien me qualifier permet de limiter les dégâts, mais ça te complique la vie. (…) Je crois que j’aurais pu être derrière Pecco et Fabio, au moins quelques tours, et ensuite j’aurais eu une course beaucoup plus tranquille. Mais à cause de l’embrayage, j’ai dû me battre jusqu’au bout. Tout ne peut pas être parfait, on doit travailler là-dessus. »

Seul pilote, avec Fabio Quartararo, à avoir terminé les six premières courses dans les points, Aleix Espargaro s’empare de la deuxième place du classement du championnat, 7 points derrière le Français. Jamais la RS-GP n’a aussi bien performé de son histoire. Ce quatrième podium depuis août 2021 a pour conséquence la perte des concessions octroyées à Aprilia. Une bonne nouvelle, puisque cela signifie que la moto est assez compétitive pour se battre régulièrement devant.

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[…] et – surtout – qu’il est difficile de dépasser sur ce tracé, comme Aleix Espargaro en a fait l’expérience derrière Marc Marquez. Mais aussi car ici, la chaleur fait monter la pression et la température […]