Fabio Quartararo avoue avoir été trop optimiste concernant le projet de nouvelle architecture moteur de Yamaha, et se résout à soigner ses sortie dans la presse après un vendredi difficile en Thaïlande.
La première journée d'action du Grand Prix de Thaïlande de MotoGP a une fois de plus mis en lumière les difficultés de Yamaha. Le constructeur étant largement en retrait depuis le début de la pré-saison 2026.
L'usine d'Iwata, qui planche sur l'amélioration d'une nouvelle moto construite atour d'une architecture moteur de type V4, fut la seule du plateau à ne pas se classer dans le top 10. Fabio Quartararo fut le pilote le plus rapide du giron nippon, classé 16e des Essais de l'après-midi, à près de trois dixièmes des places qualificatives pour la Q2.
Toutefois, longtemps frustré à l’égard des performances de sa M1, Fabio Quartararo accepte désormais de ralentir le ton : « J’ai eu des conversations avec des ingénieurs de mon équipe, confie‑t‑il. Je pense que j’étais un peu trop optimiste concernant le potentiel de la moto. Je ne veux pas devenir fou, faire des erreurs. Surtout pour mon image, c’est ce qui est le plus important. J’essaie de prendre tout plus facilement. »

Loin des autres marques, le Français a dû repenser sa stratégie en cours de séance, en raison d'une météo capricieuse. Néanmoins, la performance lui manquait pour décrocher un meilleur résultat : « Puisque aujourd’hui les conditions étaient un peu étranges, nous avons décidé de commencer avec de nouveaux pneus très tôt. Parce qu’il faisait aussi pluvieux et venteux. »
Il poursuit : « À la fin, on n’avait plus de pneus neufs. On est encore loin, parce que nous savons à quel point c’est difficile de gagner deux dixièmes, en particulier après le test d’aujourd’hui. Donc, bien sûr, nous sommes encore très, très loin, mais au moins, je fais de mon mieux. »
Yamaha, seule équipe de la grille autorisée à faire évoluer son moteur en 2026, en vertu du Rang D qu'elle occupe dans les concessions constructeurs, n'a pas fourni au champion du monde 2021 un calendrier clair des améliorations futures. L'intéressé estime malgré tout qu'il devra attendre le Grand Prix de France (10 mai).
« Je ne sais pas quand arrivera le nouveau moteur. Au moins jusqu’à Le Mans, nous n’aurons pas de nouveau moteur, précise‑t‑il. Je ne suis pas 100% sûr de ça, mais pour le Brésil, les États‑Unis et le Qatar, nous n’aurons pas de nouveau moteur. »