« Peut-être aurais-je dû m’arrêter là… » : Marquez reconnaît avoir été trop gourmand



Alex Marquez venait de passer troisième du Grand Prix d’Italie quand il a chuté à 9 tours de l’arrivée. Une erreur à laquelle il ne s’attendait pas, mais qu’il reconnaît comme étant causée par un excès de confiance.

« Il est vrai que je souffrais un peu avec le pneu avant, mais pas à ce moment-là. Peut-être ai-je accéléré avec trop de confiance. Je m’attendais à perdre le contrôle à n’importe quel endroit, sauf à celui-là. J’étais trop confiant à ce moment-là, je suis passé un peu au-dessus de la trajectoire, où il y a une petite bosse, et j’ai perdu l’avant, a-t-il expliqué après la course. C’est dommage car nous nous battions pour le podium. Peut-être aurais-je dû dire ‘ok, arrête-toi là, tu fais top-5’. Mais c’était un podium et je me suis battu pour l’obtenir. »

Quelques minutes auparavant, l’Espagnol a failli percuter Luca Marini et Marc Marquez, entraîné dans leur aspiration. « C’était assez bizarre. J’ai freiné très tôt, puis Luca et Marc ont fait un mouvement très étrange à ce moment-là. Avec le vent et, nous le disons toujours, le couloir vous aspire. Heureusement, ils se sont écartés et je suis passé. Je n’étais pas vraiment loin et je n’ai pas freiné tard, donc c’était une action étrange. »

Au cours de son débriefing, il a confirmé ce que certains observateurs avaient noté : la Ducati Desmosedici GP23, la moto officielle, semble un poil supérieure à la sienne (GP22) en ligne droite. « On dirait que c’est le cas sur certains circuits. Ici, dans la ligne droite, ils en avaient un peu plus que nous. Par exemple, dans la télémétrie, Pecco (Bagnaia) ou Martin allaient un dixième plus vite que nous. Et au final, nous avons raté la pole pour un dixième et demi… Mais bon, c’est normal, c’est pour ça qu’ils sont pilotes officiels et que les autres sont des motos satellites. »

Ce deuxième résultat blanc de suite après celui du Mans fait reculer Alex Marquez au treizième rang du championnat. Il n’est toutefois qu’à 13 longueurs du huitième, Fabio Quartararo.

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