Qatar, Quartararo (9e) : « Ça fait mal mais il faut rester fort »



Un problème de pression des pneus a empêché Fabio Quartararo d’obtenir un bon résultat au Grand Prix du Qatar. Outre cela, il confie ses inquiétudes après sa neuvième place, sur un circuit où il avait gagné en 2021, et alors qu’il s’est donné à 100 % du début à la fin.

Il n’y a pas eu de miracle à Losail. En difficulté tout au long des essais, onzième sur la grille, Fabio Quartararo n’a pas pu renverser la table et jouer les premiers rôles au Qatar. Vainqueur ici-même un an plus tôt, le Français a dû se contenter d’une neuvième place qui ne le satisfait pas.

Bien parti, Fabio Quartararo s’est retrouvé 8e au premier tour, dans la colonne qui suivait le leader de la course. Mais sont arrivés Alex Rins et Francesco Bagnaia, le recalant à la limite du top-10. Il a finalement retrouvé sa huitième place à la faveur de l’accrochage entre « Pecco » et Jorge Martin. Avant de la céder pour 7 millièmes à Johann Zarco.

Que s’est-il passé ? Il y a, d’une part, un problème de pression de pneumatiques survenu dès le deuxième tour. Sensiblement le même que celui connu en Aragon dans le passé. « J’ai pris un bon départ, mais dès le deuxième tour, la pression du pneu avant était très élevée. Nous étions beaucoup plus haut que ce que nous attendions dès le deuxième tour. Jusqu’à ce que Pecco et Martin chutent devant moi, je n’étais pas vraiment à leur aspiration (donc il ne s’agit pas d’une surchauffe liée à l’aspiration). La pression était trop élevée et nous devons comprendre pourquoi », a-t-il expliqué, en attente de plus d’informations de son équipe.

Neuvième était le meilleur résultat possible, assure le champion du monde MotoGP, qui ne s’est pas économisé. « J’étais tout le temps à fond et je n’ai pas voulu gérer. Ce n’était pas facile mais j’ai fait mon maximum. (…) Ce qui est frustrant, c’est que je donne mon maximum. Je suis là pour faire un bon résultat et je finis neuvième, sur un circuit où j’ai gagné l’an dernier. Ça fait mal mais il faut rester fort. Le plus important est de garder à l’esprit que peu importe la position, je donne mon maximum et je ne pouvais pas faire mieux. On va rester positifs et concentrés, on ne va pas se décourager. On va penser à l’Indonésie où on a fait de très bons tests, et j’ai hâte d’y être. »

Quelque chose ne va pas chez Yamaha, dont Fabio Quartararo a encore une fois été le meilleur pilote. Le chef de file des Bleus ne masque pas son inquiétude. « En terminant assez loin derrière en sachant que Yamaha a gagné ici les deux courses l’an dernier, bien sûr je suis inquiet. Nous avons fait une quatrième ligne, nous sommes allés en Q1 au Qatar, donc je ne dirais pas que je suis super confiant. Mais je ne suis pas un ingénieur et mon travail est de me donner à 100 %, d’être concentré à chaque course. Je donnerai mon meilleur, quelle que soit la position. »

À la limite du top-10 alors qu’il est à fond partout, Fabio Quartararo envoie également un message : oui, les difficultés de la moto en termes de compétitivité peuvent influer sur sa décision quant à 2023. « Ma priorité est de gagner, d’être certain d’avoir la meilleure moto, donc bien sûr la performance de la moto est très importante pour le futur. C’est la chose la plus importante ! »

Chez Yamaha, le spectre du manque de puissance

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