« Si je suis dans l’illégalité, alors on est 18 à l’être » : Bagnaia dégonfle la polémique sur les pneus



Francesco Bagnaia rétorque à ceux qui l’accusent d’avoir triché avec la pression de ses pneumatiques à Jerez : il a fait toute la course entre 1,85 et 1,89 bar, « ce qui ne change pas grand chose », et explique que c’est une pratique courante chez les pilotes que d’être sous la limite indiquée par Michelin.

La pression des pneumatiques en MotoGP est l’un des sujets chauds de la semaine du Grand Prix de France. La raison : les soupçons émis à l’encontre de Ducati, après qu’ait été révélé que la pression du pneu avant de Francesco Bagnaia lors de la course de Jerez, remportée par le pilote Ducati, était inférieure à la limite autorisée.

Son patron chez Ducati Corse, Gigi Dall’Igna, s’en était justifié quelques heures plus tard, mais il était à prévoir que la question serait sur la table au Mans, ce week-end. Francesco Bagnaia n’y a pas échappé lors de la conférence de presse, à laquelle GP-Inside a assisté. Et il s’est attaché à répondre à ceux qui le critiquaient.

Pourquoi partir avec une pression de pneu avant inférieure à 1,9 bar, comme constaté à Jerez ? D’abord, parce qu’il ne s’agit pas d’une obligation à proprement parler, affirme-t-il. « Michelin n’émet qu’une suggestion, un conseil pour la pression des pneumatiques, mais ce n’est pas obligatoire. »

Mais surtout : parce qu’en course, il est possible que la pression des pneus se mette à augmenter en cas de bagarre en groupe. Le pilote part donc avec une petite marge de sécurité, au cas où cette situation se présenterait à lui. Sauf que lorsque ce n’est pas le cas, cette pression reste légèrement sous les 1,9. Comme c’est arrivé à Jerez, où Francesco Bagnaia a mené durant 25 tours, sans que personne ne soit devant lui. Et où il est, d’après lui, resté entre 1,85 et 1,89 bar.

« On met une pression en pensant que si on part devant, on peut ne pas avoir cette pression qui augmente, mais si on est derrière, on est sûr que cette pression va augmenter, donc c’est difficile à prédire. Sur un circuit comme Jerez, où il faisait chaud… C’est un travail difficile pour le chef-mécanicien. »

« J’ai lu que j’avais été dans une situation illégale. Mais cela signifie alors que depuis le début de la saison, 18 pilotes ont été dans l’illégalité, lâche-t-il, confirmant ce que disait Gigi Dall’Igna quelques jours plus tôt. Mais aucun n’a été pénalisé, donc on ne parle de rien. Et si vous demandez aux pilotes ici, je suis sûr qu’ils seront d’accord avec moi. » Ce qui s’est confirmé quand Fabio Quartararo, Aleix Espargaro, Johann Zarco et Marc Marquez ont pris la parole.

Et Francesco Bagnaia de conclure en donnant une réponse de plus à ceux qui l’accusent de tricher, signalant qu’il n’y a pas rien à gagner en étant légèrement en-dessous de la limite, comme c’était le cas au Grand Prix d’Espagne. « Avec l’arrière c’est plus facile, mais avec l’avant c’est plus critique et difficile quand la pression est plus élevée que quand elle l’est moins. À Jerez j’ai fait la course entre 1,85 et 1,89 bar, ce qui ne change pas grand chose. » Polémique dégonflée ?

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