Zarco : « L'erreur de cette course, c'est de ne pas avoir doublé Fabio »
Johann Zarco a terminé son Grand Prix de Saint-Marin au tapis à trois tours du drapeau. Une chute sans gravité mais qui prive le Français de points qu'il juge largement à sa portée.
« Pas de bobo, c'était une chute vraiment douce, rassure d'abord Zarco. Je suis arrivé un peu moins bien au freinage du 8, j'étais un peu large, j'ai quand même essayé de passer et la moto a glissé, j'étais déjà énormément penché. » Le décor de l'incident était planté depuis plusieurs tours : coincé derrière des pilotes plus lents à ses yeux, le pilote LCR tentait de rester au contact de Quartararo et Binder. « Je tente de rester proche d'eux sur les trois derniers tours pour trouver une opportunité, et je chute. Vraiment dommage, parce que faire quelques points, ça aurait été bien, et le Top 10, c'était clairement faisable. »
Son analyse de course ne porte pas sur la chute, mais sur ce qui l'a précédée. « L'erreur de cette course, c'est de ne pas être en mesure de doubler Fabio. Je pense qu'il y avait moyen d'avoir un rythme un peu supérieur, mais en restant derrière, c'est fou comme le comportement de la moto n'aide pas à dépasser. Si je tentais, c'était au risque de m'écarter, de perdre encore plus de temps et de recommencer. » Bastianini, sa « référence idéale » du jour, a illustré le problème par contraste : « Lui a réussi à me passer et à tout de suite partir. C'est là où j'ai buté. » Même constat pour Binder : « J'aurais cru que Binder lâche, mais il n'a pas lâché, et quand il m'a passé, pareil, lui aussi a un style bien différent. »
Interrogé sur le diagnostic de Marini sujet de la Honda au compromis très étroit entre motricité en virage et stabilité, Zarco de répondre : « Possible, je n'ai pas ce recul-là. J'essaie de rester loin de tout ce qui est technique pour me donner l'opportunité de voir des choses plus positives. Je sors du côté technique pour m'enlever une info de la tête. »