Le championnat du monde MotoGP retrouve le sol brésilien dans un peu plus d’une semaine.
Le Grand Prix du Brésil se tiendra à Goiania et pour recevoir le feu vert définitif de la FIM, la piste a subi des travaux, dont un resurfaçage complet (voir ici).
Ce rendez-vous relance une histoire interrompue depuis plus de vingt ans. Le pays a figuré 13 fois au calendrier. L’aventure a justement commencé à Goiania avec trois éditions entre 1987 et 1989. Le paddock a ensuite fait un détour à Interlagos en 1992 avant de s’installer à Jacarepagua (GP de Rio) de 1995 à 2004.
Sorti de terre en octobre 1974, le circuit de Goiania mesure 3,82 km et pouvait accueillir près de 100 000 spectateurs. Son passé est marqué par le duel de 1988 opposant Eddie Lawson à Kevin Schwantz. Les trois courses qui s’y sont déroulées ont d’ailleurs connu trois vainqueurs différents : Wayne Gardner (Honda) en 1987, Eddie Lawson (Yamaha) en 1988 et Kevin Schwantz (Suzuki) en 1989.
Pour l’anecdote, la dernière course brésilienne en 2004 a été remportée par Makoto Tamada, l’une des trois seules victoires japonaises depuis l'avènement du MotoGP en 2002.
Vitesse moyenne élevée ?
L’an dernier, plusieurs pilotes ont testé la piste avec des motos de série. Luca Marini a été marqué par le rythme et décrit une piste « super rapide » et anticipe que la vitesse moyenne y sera « la plus élevée sur le calendrier MotoGP ».
Depuis 2002, la vitesse moyenne la plus élevée en course a été enregistrée par Miguel Oliveira au GP de Styrie 2020 à 183.595 km/h (avant l’ajout de la chicane qui a drastiquement réduit la vitesse du tracé autrichien). En catégorie reine (depuis 1949), la vitesse moyenne la plus élevée jamais atteinte est à mettre au crédit de Barry Sheene à Spa-Francorchamps en 1977 : 217.370 km/h !