Johann Zarco quitte la Thaïlande avec les cinq points de la 11e position et le statut de deuxième meilleur pilote Honda sous le drapeau à damier.
Le Français précise que sa course a été marquée par une dégradation des gommes et une Honda qui réclame encore trop d’énergie. « J’ai géré la course du mieux que je pouvais, dit-il. Je n’avais pas plus, je ne pouvais pas avoir plus. » Il pointe une chute des performances du pneu à la fin, mais relativise face aux déboires de la concurrence : « Mine de rien, ça a mieux tenu que Mir, qui a dû abandonner, ou même que Marc. Donc ça m’a permis de gagner des places. »
La RCV213V évolue dans le bon sens et le pilote LCR confie avoir « retrouvé un peu cet ADN de la Honda » : « Si on la pilote bien, elle peut correctement tourner. Et à ce moment-là, on pourrait mieux économiser le pneu. Mais je n'arrive pas à toucher cette zone-là. C'est encore trop d'effort. On n'a pas encore le réglage, l'équilibre qui me permet de mieux utiliser cette moto. »
La panique n’est toutefois pas de mise. « Pas de stress. C’est des informations. Et notre base, elle va rester similaire sur l’année », assure-t-il. Pour franchir un cap, le Français mise sur une approche méthodique et veut gommer ses erreurs passées. « J’ai souvent perdu patience. Je m’agaçais, reconnaît-il. Le talent de pilote est là, la motivation est là, la forme physique est là. C’est vraiment un contrôle des émotions qui va faire que je ne perds pas de patience. »