Zarco déçu de son Sprint (12e) : « J’ai passé plus de temps à me battre contre la moto »
Johann Zarco repart du Sprint sans le moindre point et n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu.
L’objectif d’accrocher l’unité de la neuvième place s’est vite envolé pour Johann Zarco. « Je suis déçu, 12e, ça fait zéro points, lâche-t-il. J’ai fait beaucoup d’erreurs, et j’ai passé plus de temps à me battre contre la moto qu’à la piloter. C’est dommage. »
Zarco cherche activement à progresser en peloton. S’il peut aller chasser le chrono, il ne parvient pas à confirmer sur la durée. « Il faisait très chaud, demain ce sera encore le cas, et ça glisse énormément. Par moments, je sens qu’il y a de la vitesse mais je ne peux pas répéter mes tours correctement. »
Pour tenter de trouver une solution, il regarde du côté de Brad Binder. « Quand il a du mal, on voit qu’il s’en sort toujours en course, » analyse-t-il. À la fois grâce à son style, et à ce qu’il recherche en piste. Ça ne lui donne pas de la vitesse instantanément, mais au moment de la course, ça suffit pour se battre, réaccélérer, passer au freinage. C’est là où il faut que j’arrive à contrôler mon pilotage pour donner des informations plus utiles en course, plutôt que d’aller chercher le chrono pur. Je pense que j’ai un style pour aller chercher de super chronos, mais ça me met en difficulté durant la course. »
En revanche, il ne pense pas calquer la méthode de son homologue du clan Honda, Joan Mir : « Il ne la bloque pas, il la secoue pour la faire réagir, et ça marche, observe Zarco. Pour moi c’est trop aléatoire. [...] Moi ça me perturbe, il faut que je trouve d’autres solutions. »
Malgré tout, le pilote Honda reste optimiste pour le Grand Prix. « Il y a moyen d’être dans les 10 premiers c’est sûr, affirme-t-il. L’utilisation du médium arrière peut m’aider à être plus régulier et à freiner mieux que les autres. »