Parti pour jouer le podium, Marc Marquez a vu son Sprint se déliter en quelques tours.
Neuvième sous le drapeau à damier, le pilote Ducati n'a pas masqué sa déception. « On a découvert une sensation nouvelle pendant le Sprint : en essais, on n'avait jamais eu cette chute à l'arrière, résume-t-il. Je n'étais pas le seul, beaucoup de pilotes l'ont eue, mais c'est moi qui en ai le plus souffert parce que ça a commencé très tôt. Dès le tour 4, j'ai senti une chute énorme et ensuite j'ai essayé de survivre. Quand j'étais en 6e ou 7e position, je souffrais beaucoup et je prenais énormément de risques de chuter. Entre la 6e et la 9e place, il n'y a que trois ou quatre points d'écart, donc j'ai simplement terminé la course. »
Reste à identifier l'origine du problème. La fraîcheur ambiante n'explique pas tout selon lui. « Ce n'était pas de la dégradation, c'était du graining. Quand vous avez du graining, la gomme ne travaille pas à la bonne température. » Le piège, c'est que rien n'apparaît en piste avant la course : « On devra s'adapter, même en partant avec une solution, parce qu'en essais et au warm-up vous ne le sentirez pas. »
Une piste existe malgré tout, du côté du box Gresini puisqu'Alex Marquez, quatrième, a nettement moins subi le phénomène : « Il a moins souffert, mais il a souffert un peu quand même. C'est vrai qu'on doit bien comprendre ce qu'Alex fait et voir si cette direction peut nous aider demain. »