Le championnat pose ses valises en Europe. Pour Prima Pramac Yamaha, cette quatrième manche sur le tracé de Jerez fait figure de véritable test.
Jerez est un terrain connu, où toutes les usines disposent de données. Pour Pramac, l'enjeu est de valider les réglages et de comparer le niveau de la moto directement face au reste du plateau.
Toprak Razgatlioglu retrouve un circuit chargé d'histoire pour lui. Le pilote turc y a en effet décroché la couronne mondiale au cours des deux dernières années : « J'adore Jerez, j'y ai des souvenirs fantastiques, confie-t-il. Normalement, c'est un endroit où je suis à l'aise. Mais nous avons un nouveau projet avec Yamaha, il faut donc s'assurer que mon bon feeling avec la piste se traduise aussi sur la moto. L'équipe travaille dur pour améliorer le package. »
Jack Miller, qui a gagné en 2021 (sur Ducati), espère quant à lui que la petite pause printanière a été productive du côté des ingénieurs d'Iwata. « J'espère qu'au Japon, ils ont pu trouver de bonnes solutions et analyser les données des trois premiers Grands Prix pour continuer le développement, précise l'Austalien. J'ai hâte de commencer cette série de 12 courses européennes du bon pied. »
Jerez, terrain idéal pour la M1 V4 ?
Gino Borsoi, le directeur de l'équipe, estime que le profil andalou pourrait jouer en leur faveur. « Ses caractéristiques pourraient potentiellement mieux correspondre au nouveau projet V4 de Yamaha, estime-t-il. Le positif, c'est qu'avec le temps, nous comprenons plus clairement ce dont nos pilotes et la moto ont besoin pour être plus performants. Nous voulons confirmer que ce projet va dans la bonne direction. »