En pole et sur le podium l’an dernier, Fabio Quartararo conclut le week-end andalou en 14e position après avoir résisté à Joan Mir jusqu’à l’arrivée.
« Rien ne s’est passé, honnêtement, a déclaré Fabio Quartararo lors de son point presse dimanche à Jerez. Je n’ai pas grand-chose à dire, j’ai essayé de piloter de manière différente, pour voir si un autre style de pilotage pouvait nous aider. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. »
Selon le pilote Yamaha, la M1 de l’an dernier avait deux défauts : le grip et la puissance. « Le souci c’est que pour l’instant nous n’avons aucun point fort, analyse-t-il au sujet de la V4. Il n’y a rien sur lequel je peux dire que je me sens bien, que ce soit au freinage, en entrée de courbe, en milieu de courbe, à la sortie, je n’ai pas de grip, la moto ne tourne pas, nous avons beaucoup de problèmes. Il y a beaucoup de travail à faire, et même si nous améliorons un domaine, il y en a quatre qui resteront mauvais ! Nous devons faire de gros pas en avant, car l’an dernier j’ai terminé à deux secondes d’Alex et cette année je suis à 35. Je ne suis pas stupide, je me souviens comment piloter, donc ce n’est pas entre mes mains, ce n’est pas à cause d’un manque de grip à l’arrière que l’on perd plus de 30 secondes. »
Un test important lundi ?
Interrogé sur le programme du test officiel de lundi, le Niçois de répondre : « Je sais exactement ce dont j’ai besoin, mais ce n’est pas si facile que ça de l’avoir sur la moto. Nous avons déjà essayé durant le week-end quasiment tout ce qu’on aura pendant les tests, le nouveau châssis, les ailerons, donc je ne m’attends pas à grand-chose du test, en tout cas pas de grosse amélioration. »
Une chose est sûre, il n’y aura pas de nouveau moteur sur la M1. « La puissance est le cadet de nos soucis, précise-t-il. Sur des circuits comme ici, la puissance ne fait pas une grande différence, j’ai fait la pole l’an dernier avec un moteur moins puissant. J’adorerais pouvoir piloter et prendre du plaisir. On va essayer de travailler un peu quand même demain mais je sais qu’il n’y aura pas de pièce magique. Et même si l’on est à plus d’une seconde, je ne pense pas qu’on arrivera à trouver un ou deux dixièmes. »
Prochain rendez-vous : Le Mans. Cinquième escale de la saison, le Grand Prix de France est toujours particulier pour les pilotes français. « Sincèrement, Le Mans sera plus une course pour essayer de faire kiffer les fans plutôt que de profiter sur la moto, » conclut Quartararo.