Fabio Quartararo a décroché la 7e place du Sprint ce samedi à Jerez, malgré les conditions difficiles.
L'arrivée soudaine de la pluie a dicté la fin de la course. Comme d'autres, le pilote Yamaha a raté le bon timing pour changer de moto. Le déluge est tombé au pire moment pour lui : « Dans l’avant-dernier virage, il ne pleuvait pas. Il pleuvait vraiment léger. Mais j’ai réalisé au freinage du dernier virage, mais c’est trop tard, il faut freiner avant. Ça commençait à tomber fort. C’est là qu’on se rend compte qu’on a fait une erreur. »
Il a donc survécu un tour de plus sur une piste humide avant de rentrer aux stands. Un mal pour un bien, puisqu'il en a profité pour doubler : « Même dépasser deux pilotes avant de changer les pneus, ça te fait gagner déjà deux places donc c’est intéressant. »
Le Niçois est direct : sur le sec, il n'aurait rien scoré. Et l'arrivée de la pluie n'a fait que souligner les défauts de la machine. « C’est positif. Si les conditions avaient été sèches, on aurait clairement terminé en dehors du top 10. [...] Quand vous vous sentez déjà mal sur le sec, c’est encore pire quand il pleut. Sous la pluie, sur le séchant, les sensations ne sont pas bonnes du tout. On manque vraiment, plus que du feeling, c’est carrément de la performance. »
Pour la course de dimanche, il ne cache pas son pessimisme. Il estime n'avoir « rien à en tirer pour demain » suite à ce Sprint mouillé, et s'attend à souffrir davantage sur la distance : « Ça sera encore pire sur les longs relais. »
Interrogé sur Marc Marquez, qui a coupé le dernier virage pour rentrer in extremis aux stands, Quartararo ne s'en offusque pas du tout : « Je n’en pense rien. J’aurais fait la même chose que lui dans ces conditions. Ça a payé. »