Un syndrome des loges prive Martin de mieux : « On a perdu une grosse opportunité »
Cinquième à Misano alors qu'il venait de prendre la tête, Jorge Martin a été trahi par un syndrome des loges. L'Espagnol partage désormais la tête du championnat avec Marc Marquez, à égalité de points, et n'exclut pas une opération.
Martin tenait une belle opportunité. « Je me sentais vraiment bien. Je pensais que Marc allait s'échapper, mais je suis revenu sur lui et j'ai pris la tête. J'avais un bon rythme, sans trop pousser. J'ai beaucoup aimé ces premiers tours, raconte le pilote Aprilia. J'ai eu un gros problème d'arm pump. C'est dommage, on a perdu une grosse opportunité. J'ai commencé à avoir des soucis au freinage, à l'ouverture des gaz. Chaque tour était pire que le précédent. À la fin, j'ai perdu le contrôle de la moto. Hier, j'étais un peu à la limite, mais ça allait pour un Sprint. Aujourd'hui, j'essayais d'être fluide, mais j'étais complètement bloqué. Tout le monde me dépassait parce que je ne pouvais même plus ouvrir les gaz. »
Le problème n'est pas nouveau. « J'avais eu un syndrome des loges en 2018, je m'étais fait opérer et c'était réglé. Pour certains pilotes, le souci revient au bout d'un moment. » D'où le dilemme qui s'ouvre, avec un calendrier serré : « Je dois me concentrer sur l'Autriche maintenant. Après, il faudra que je réfléchisse à une éventuelle opération, car les courses s'enchaînent. Je pense que ce ne sera pas un problème à Spielberg. Si je n'ai rien là-bas, j'oublierai. »
Le plus frustrant pour Martin : tout le reste est en place. « Je sens que j'ai la vitesse, la moto, l'équipe. J'ai tout. Mais maintenant, j'ai un point d'interrogation sur mon bras. J'étais prêt à prendre des risques pour la victoire, mais mon problème de bras est arrivé. »
Quant au duel au sommet, désormais à zéro point d'écart, l'Espagnol reste lucide sans se cacher : « Je dépends de ce qui se passera dans les prochaines semaines. Pour l'instant, Marc montre un niveau incroyable. Mais on doit être contents car vendredi, j'étais à la limite d'entrer en Q2, et aujourd'hui j'étais en tête en train de m'échapper. »